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Public Enemies 26 janvier 2010

Filed under: Cinéma — lalydo @ 18:42
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Public Enemies

L’histoire vraie de John Dillinger, célèbre braqueur de banques qui a sévi aux États-Unis pendant la Grande Dépression. Ce gangster insaisissable, devenu un héros aux yeux de citoyens usés par la Crise de 1929, va devenir la cible du FBI et particulièrement d’un de ses agents : Melvin Purvis. Ils vont tout mettre en œuvre pour arrêter l’Ennemi Public n°1.

Marion Cotillard et Johnny Depp

Et oui! Encore un film de gangsters! Et classe les braquages! En costumes – cravates! Mais voilà bien tout l’intérêt que j’ai trouvé dans ce film.. c’est vous dire… pourtant  ça partait bien : un gangster des années 30, roi du braquage éclair dans les banques que les citoyens américains rendaient responsables de la Crise de 1929, roi de l’évasion et roi de l’esquive policière… ça sentait le bon film! Mais non. J’ai passé 1h30 à trouver le temps bien longuet sur 2h10 de film, c’est vous dire! Comparé aux 2 films sur Mesrine que je viens de voir (et qui dure 2 fois plus longtemps!), j’ai vraiment eu l’impression de perdre mon temps! Le film manque de rythme, on se perd dans les personnages, pas assez marqués à mon goût (je ne savais jamais qui était qui…), dans l’histoire… C’est un peu brouillon.

Venant de Voir Mesrine, beaucoup de passages m’ont fait pensé à ce dernier : ils sont tous les 2 devenus l’Ennemi Public n°1, en braquant des banques de façons spectaculaires, en s’évadant, ils étaient reconnus comme étant loyaux et fidèles… mais malgré ces points communs, le film de Richet reste incontestablement le meilleur. Bien sûr, on s’attache au personnage, à son histoire d’amour avec Billie Fréchette, mais Michael Mann ne réussit pas à nous emmener avec lui dans son film. Pour ma part, je suis vraiment restée spectatrice sans vivre le film. C’est vraiment dommage.

John Dillinger

Heureusement, le film est sauvé par les acteurs. Malgré tout, ce n’est pas dans ce registre (mais là je reconnais que c’est vraiment mon avis très personnel :D) que je préfère voir Johnny Depp. Il est excellent acteur, un vrai caméléon, mais pour ma part, je le préfère dans des rôles extravagants comme dans Pirates des Caraïbes ou chez Tim Burton. Il ne cherche pas la sécurité des rôles dans les blockbusters, il tire toujours et encore sur la corde pour nous montrer toute l’étendue de son talent. J’adore!

Bref, énormément déçue par le film, la bande annonce m’avait donné envie, mais franchement il ne vaut pas le coup, surtout si vous avez vu Mesrine avant!

Public Enemies

Pays de production : Etats-Unis

Année de production : 2009

Réalisateur : Michael Mann

Acteurs : Johnny Depp (Johnny Dillinger) – Christian Bale (Melvin Purvis ) – Marion Cotillard (Billie Frechette ) – Billy Crudup (J. Edgard Hoover ) – Jason Clarke (John « Red » Hamilton ) – Stephen Dorff (Homer Van Meter)

 

Mesrine 6 janvier 2010

Mesrine : L’instinct de Mort

1959, Jacques Mesrine rentre de la guerre d’Algérie. Son père lui trouve un travail qui ne lui convient pas. Il revoit son ami Paul, avec qui il joue au poker, fréquente les filles de joie… et qui lui présente Guido. C’est sous les ordres de ce dernier qu’il va commencer les cambriolages. A cette période il rencontre la mère de ses 3 enfants. Malgré quelques séjours en prison, il continue, en allant toujours plus loin dans le banditisme et la violence. Sa femme le quitte, le laissant seul avec ses enfants. C’est alors qu’il rencontre Jeanne Schneider, avec qui Mesrine va jouer les « Bonnie & Clyde ». D’évasions spectaculaires en cambriolages de plus en plus audacieux, de la France au Canada, en passant par les Etats-Unis, Jacques Mesrine se crée sa réputation d’Ennemi Public N°1.

Mesrine : L’Ennemi Public N°1

Jacques Mesrine est désormais l’ennemi public n°1. Roi de l’évasion, du déguisement, toutes les polices sont à ses trousses. Tout est bon pour faire parler de lui, braquages de banques, Une de Paris Match, enlèvement de milliardaire, passage à tabac de journaliste… Les policiers ne pensent plus qu’à une chose : le coincer quelqu’en soit l’issue.

Cécile de France et Vincent Cassel

Comme tout le monde j’avais entendu parler de Mesrine : « L’Ennemi Public N°1 », « L’Homme aux 1000 Visages »…, tué par la police en plein Paris. Mais on ne peut pas dire que j’en savais plus. Alors quand les films sont sortis, j’avoue que je ne m’y suis pas trop intéressée dans un premier temps. Et puis vu tout le battage médiatique autour des films et surtout de la performance de Vincent Cassel, j’ai changé mon fusil d’épaule. Et je n’ai pas été déçue.

Les deux films sont assez différents l’un de l’autre. L’Instinct de Mort est l’histoire d’un homme qui rentre brisé par l’Algérie et qui devient un malfrat, parce qu’il se cherche, qu’il ne trouve pas sa place. De fil en aiguille, cet homme va de plus en plus loin, dans la violence et dans le banditisme. L’Ennemi Public N°1 raconte l’histoire d’un homme qui sait cette fois où il va, dans quelles conditions et à quel prix. Un homme animé par une espèce de rage qui le mène à tous les excès, qui veut être son seul maître, qui n’a peur de rien ni de personne. Il est dépeint comme un être arrogant, violent, sûr de lui, impulsif mais à la limite pas très malin… mais excellent en marketing! Un peu comme ces cow-boys que la réputation précédait, il savait que son nom allait faire peur et allait lui ouvrir certaines portes. Jean-François Richet, le présente aussi comme un malfrat respecté de la police, par les gardiens de prison, presque comme un bandit d’honneur. En voyant le film, on ne sait que penser du personnage. Bien sûr, on le hait pour ce qu’il fait et ce qu’il est mais en même temps, il est humanisé par le scénario et sous certains points on pourrait presque le trouver… sympathique… Quant à sa mort, je dirais qu’elle est le reflet de sa vie. Il ne voulait pas de lois au-dessus de lui, rien de pouvait le tenir enfermé, c’était malheureusement l’issue fatale pour que la police puisse réussir à en découdre avec lui. Bien que ce soit contestable comme moyen, existait-il une autre façon de venir à bout de l’Ennemi Public N°1? Le réalisateur a tous cas tranché, en privilégiant dans son scénario la thèse de l’assassinat, ce qui j’avoue me paraît hautement probable. Si la police n’avait pas tiré en premier… il l’aurait sans doute fait.

Vincent Cassel interprète le rôle titre et EST Mesrine. Il l’interprète ce personnage d’une façon remarquable, on en oublie l’acteur tant sa performance prend le dessus. Par moment il est tout bonnement méconnaissable, comme devait l’être Mesrine lors de ses différentes cavales. Son César est amplement mérité, c’est un excellent acteur, il l’a prouvé dans de nombreux films et ici encore, il est véritablement époustouflant.

Le vrai Mesrine posant pour Paris Match

Jean-François Richet relève, avec ce diptyque, un pari assez osé. Deux films de plus de 2h chacun, il fallait pouvoir tenir les spectateurs en haleine jusqu’au bout. Et c’est réussi. On ne voit pas le temps passer (et j’en sais quelque chose j’ai regardé les 2 à la suite… :D), il oscille entre l’action et le drame psychologique, et ne met pas de temps mort dans son scénario. En passant d’un genre à l’autre, il permet au spectateur de jouer sur 2 tableaux, ne pas se reposer sur un genre et de ne pas se laisser envahir par des longueurs. Le choix de réaliser 2 films est judicieux, car un seul n’aurait pas suffit à démontrer toute la complexité de cet homme. Du coup, il dépeint un homme tantôt denué d’humanité, tantôt attachant, ce qui fait que le spectateur peut aisément prendre son propre parti au sujet de Mesrine. Un film sans complaisance, sans fin moralisatrice, qui raconte juste une histoire avec un personnage principal loin des stéréotypes du parfait héros. Ca change et ça fait du bien.

Mesrine : L’Instinct de Mort et Mesrine : L’Ennemi Public N°

Année de production : 2008

Pays de production : France, Canada, Italie

Réalisateur : Jean-François Richet

Acteurs : Vincent Cassel (Jacques Mesrine) – Gérard Depardieu (Guido) – Gilles Lellouche (Paul) – Cécile de France (Jeanne Schneider) – Roy Dupuis (Jean-Paul Mercier) – Ludivine Sagnier (Sylvia Jeanjacquot) – Mathieu Amalric (François Besse) – Gérard Lanvin (Charlie Bauer) – Samuel Le Bihan (Michel Ardouin) – Olivier Gourmet (Commissaire Broussard)

Pour finir cet article, voici la vidéo de Vincent Cassel recevant son César de Meilleur Acteur, pour son rôle de Jacques Mesrine, le 27 février 2009. Un très beau moment d’émotion.