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Mangez-le si vous voulez 11 février 2011

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Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé

Le 16 août 1870, Alain de Monéys se rend au village voisin pour se rendre à la foire. Suite à un malentendu, ce jeune homme sera lynché et tué en public.

Après une mauvaise expérience avec l’auteur (article  : Le magasin des suicides), j’ai été très tenté par celui-ci suite à la critique de Polenn and The City. Basé sur une histoire vraie, ce livre raconte le calvaire d’un jeune homme, qui en moins de 2 heures a trouvé la mort dans des conditions effroyables, torturé par une foule de paysans devenus de véritables bourreaux.

Ce livre est court (j’ai du mettre 2h pour le lire) et extrêmement captivant. Jean Teulé relate les faits qui se sont déroulés avec un précision telle, que l’on se croirait projeté sur place. Son style d’écriture est simple mais efficace, et son récit apporte un recul qui donne aux faits une dimension encore plus morbide. L’auteur se permet parfois quelques remarques dans son texte qui m’ont déplu mais malgré tout, cela reste au second plan par rapport à la force de cette histoire.

Car ce qui est impressionnant dans ce récit (outre les scènes de tortures), c’est cette folie collective qui se met à saisir tous les villageois. Ces gens sont fatigués par une guerre contre la Prusse qui gagne du terrain, ruinés par une sécheresse qui dure depuis des mois… il leur faut un responsable. Peu importe qu’il soit un voisin, un camarade, le plus important est d’avoir un bouc émissaire à tous leurs malheurs. Ce récit montre à quel point la folie humaine (et encore plus le mouvement de masse) est sans limite. Cette histoire nous rappelle que nous ne sommes à l’abri de rien, qu’une foule peut perdre tous ses moyens et en arriver aux pires extrêmes.

Cette histoire vraie et terrifiante, symbole de l’hystérie collective, est vraiment un bon moyen de se rendre compte que la folie est sans limite comme nous le rappellent quotidiennement les médias. A lire, sans hésitation.

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Les Chèvres du Pentagone 28 janvier 2011

Les Chèvres du Pentagone

Bob Wilton est journaliste dans une petite ville. Quand sa femme le quitte, il veut lui prouver qu’il peut être un grand reporter et part en Irak. Il fait la connaissance de Lyn Cassidy, un agent de l’armée américaine, qui lutte contre le terrorisme. Il lui révèle avoir des dons paranormaux et faire partie d’une élite : les Jedis.

Sur la papier l’idée était bonne : sur le ton déjanté des Frères Coen, Grant Heslov nous sert une comédie complètement loufoque et décalée sur l’armée américaine. La bande annonce était prometteuse, le casting juteux… oui mais l’histoire est un peu tirée par les cheveux et malgré quelques très bons passages vraiment drôles, le film déçoit. Le réalisateur semble avoir misé beaucoup plus sur la forme (des acteurs bankables, un tournage extérieur dans un désert magnifique) que sur le fond. C’est dommage car le scénario aurait pu être exploité bien que cela et le film aurait pu être complètement déjanté. Les acteurs s’y prêtaient, l’histoire aussi mais j’ai eu plus l’impression de passer à une suite de gags sans réel lien.

Le film est vraiment porté par un quatuor d’acteurs exceptionnels (Ewaaaaaaaaan!!!). Georges Clooney est hilarant (c’est dans ce genre de rôles que je le préfère), Jeff Bridges toujours aussi impressionnant, Ewan McGregor parfait en journaliste candide et Kevin Spacey est juste détestable comme il faut! 😉 Ces derniers sont bien mis à l’honneur mais trop au détriment de l’histoire. Il manque vraiment ce petit quelque chose qui aurait pu rendre ce film génial. Malheureusement il tâtonne beaucoup, exploite plein de petites choses mais n’arrive pas à quelque chose d’abouti. Ce sont vraiment les acteurs et quelques passages très drôles qui sauvent le film!

Les Chèvres du Pentagone

Année de production : 2009

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Grant Heslov

Acteurs : Georges Clonney (Lyn Cassady) – Ewan McGregor (Bob Wilton) – Jeff Bridges (Bill Django) – Kevin Spacey (Larry Hooper)

Ma note pour LMO : 4/10

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Shrek 4 – Il était une Fin 31 décembre 2010

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Une année se termine, une saga aussi!

Shrek 4 – Il était une Fin

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…Pas chez Shrek! Alors que tout va le mieux dans le meilleur des mondes, Shrek s’ennuie. Les enfants, le train-train quotidien… il regrette le temps où il était redouté. Il rencontre le nain Tracassin qui lui en veut depuis des années d’avoir sauvé Fiona. Il lui propose alors un marché : une journée d’ogre répugnant sans femme et enfants contre une journée de la vie de Shrek. Le pacte s’avère quelque peu vérolé…

Enfin une saga qui sait s’achever! Je suis d’avis que toutes les bonnes choses ont une fin et qu’il faut savoir s’arrêter. Shrek a toujours su être drôle et innovant, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir devant les différents épisodes, mais j’ai horreur des films qui continuent indéfiniment et finissent par saouler. Shrek en était encore loin mais je trouve que ce dernier épisode commençait à montrer un peu d’essoufflement.

C’est toujours aussi drôle, le graphisme est encore  pus beau (le détail dans les poils de l’âne ou du chat sont impressionnants), mais malgré tout la surprise n’est plus au rendez-vous. Au même moment était sorti Toy Story 3 et pour une suite, je l’ai trouvé bien plus innovante et drôle que ce film. J’ai bien ris, comme avec les 2 précédents, mais j’avoue ne pas avoir pris autant de plaisir qu’avec le premier. Le premier était vraiment un ovni à l’époque dans les films d’animations et cet aspect nouveau m’avait énormément plu. On sent que le filon est un peu usé et que le scénario n’est pas aussi bien ficelé, peut être plus au profit d’un schéma conventionnel qui le rend plus passe-partout.

Malgré tout, un bon film d’animation qui se regarde avec facilité et plaisir mais j’en attendais plus des studios Deamworks!

Shrek 4 – Il était une Fin

Année de production : 2010

Pays de production :États-Unis

Réalisateur :Mike Mitchell

Voix originales : Mike Myers (Shrek) – Eddie Murphy (L’âne) – Cameron Diaz (Fiona) – Antonio Banderas (Le Chat Potté) Walt Dohrn (Tracassin)

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L’Arnacoeur 29 septembre 2010

L’Arnacoeur

Le métier d’Alex? Briseur de couple professionnel. Il ne séduit que des jeunes femmes malheureuses… c’est pourquoi quand on lui propose de faire capoter le mariage de Juliette, une riche trentenaire, il hésite. Le couple a l’air si heureux! Mais le père de Juliette lui propose une jolie somme pour aller au bout de la mission et cela arrangerait bien les affaires d’Alex qui a une forte dette envers un escroc…

Moi et les comédies romantiques, on peut dire que cela fait 2. Bien entendu, plus jeune en brave midinette je rêvais devant ce genre de films mais désormais cela m’est passé. Pourtant, devant les très bonnes critiques de ce film, je me suis décidée à voir ce film, ne serait-ce que pour Romain Duris… 😀

Et franchement, je n’ai pas été déçue! Même si comme toute bonne comédie romantique, on se doute de la façon dont cela va se terminer, on se laisse prendre par l’histoire et les situations. C’est rythmé, drôle, léger et très divertissant. On ne s’ennuie pas une seconde, les dialogues sont vraiment à se tordre de rire… bref j’ai passé un super moment! Et puis pour une fois, l’histoire sort un peu de l’ordinaire. Bien sûr, cela parle d’un chassé-croisé amoureux mais la base du scénario change du schéma habituel et rien que pour cela, c’est un vrai plaisir.

Et tout cela, servi par une bande d’acteurs excellents. Les seconds rôles sont à mourir de rire avec François Damiens en tête (si vous ne connaissez pas ses caméras cachées avec François l’embrouille, je ne peux que vous les conseiller!) et Romain Duris… haaaaaaaaa… Romain… 😉 Et ben il peut venir bousiller mon futur mariage quand il veut!!! Je l’attends bien volontiers! 😀 Charmeur, charmant, drôle… il est vraiment parfait!!! Mon côté midinette mis de côté, Duris est vraiment à la hauteur. Je ne pensais pas qu’il pourrait avoir un potentiel comique ni une telle aisance dans la danse! Par contre, Vanessa Paradis ne m’a pas bluffé plus que ça… Sympa, mignonne mais un peu insipide face à la troupe d’acteurs qui l’entoure.

Et je tire mon chapeau aux deux acteurs principaux qui offrent une magnifique scène de danse à toutes celles qui ont adoré Dirty Dancing! Souvenirs, souvenirs… 😉 (si vous voulez revoir la scène mythique du film d’origine, allez voir mon article : Petit + du Dimanche : Dirty Dancing)

Une jolie découverte pour un vrai bon moment de détente et de légèreté!

L’Arnacoeur

Année de production : 2010

Pays de production : France

Réalisateur : Pascal Chaumeil

Acteurs : Romain Duris (Alex) – Vanessa Paradis (Juliette) – Julie Ferrier (Mélanie) – François Damiens (Marc) – Hélèna Noguerra (Sophie) – Andrew Lincoln (Jonathan) – Jacques Frantz (Van Der Becq)

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Mary et Max 22 septembre 2010

Filed under: Cinéma — lalydo @ 06:00
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Mary et Max

Mary, une fillette australienne de 8 ans, n’a pas d’amis. Un jour, elle décide d’écrire une lettre à un américain pour en avoir plus sur le pays. S’ensuit une correspondance sur plus de 20 ans avec Max, un new-yorkais atteint du syndrome d’Asperger.

J’ai été très surprise en découvrant ce film. J’avais vu la bande annonce bien sûr, mais je ne pensais pas me retrouver face à ce genre d’histoire. On part d’un schéma « classique » : une petite fille, qui n’a pas d’amis, envoie un jour une lettre à un parfait inconnu et noue une correspondance avec celui-ci. Seulement, cet inconnu est atteint d’une maladie proche de l’autisme qui affecte énormément sa vie sociale : il a peur des autres et les angoisses de ses congénères le terrifient. Il est aussi question d’alcoolisme, de suicide, des différences, de la place de chacun dans la société… bref, on est loin des contes enfantins! J’ai donc été agréablement surprise par les thèmes abordés, qui nous changent un peu des bluettes que l’on nous sert habituellement.

Techniquement, ce film est une merveille. J’ai toujours été fascinée par l’animation en pâte à modeler et c’est, une fois encore, une réussite. Chaque univers est défini par une dominante de couleur sombre (marron pour Mary et gris pour Max) qui définit bien les personnages et accentue leur incapacité à trouver leur place dans la société qui les entoure, comme si ces couleurs mettaient l’accent sur leur tristesse, sur le poids qu’ils trainent. Seules quelques petites touches de couleurs égayent l’image comme lorsqu’ils reçoivent leurs lettres ou leurs cadeaux. Ce film est vraiment très beau et réussi à créer son propre univers.

Côté scénario, je suis moins emballée. Les thèmes abordés sont vraiment très intéressants (j’ai appris ce qu’était le syndrome d’Asperger) et l’histoire mêle humour et dramaturgie avec beaucoup de brio. Malgré tout, passé la première 1/2 heure, j’ai trouvé que le film se trainait en longueur sans jamais vouloir aller vers la conclusion. Il est vrai que les thèmes abordés ne méritaient pas une fin bâclée avec légèreté, mais à un moment j’ai décroché et j’ai eu du mal a rester captivée par l’histoire. Au début, on rit, on s’émeut mais il arrive un moment dans le film, où je n’ai plus trouvé d’émotions et j’ai fini par m’ennuyer. Ce qui est vraiment dommage car le sujet est vraiment très très intéressant et surtout très actuel.

Un film film que je conseille vraiment aux plus grands, c’est un joli film d’animation!

Mary et Max

Année de production : 2010

Pays de production : Australie

Réalisateur : Adam Elliot

Voix originales : Toni Collette (Mary) – Philip Seymour Hoffman (Max) – Barry Humphries (le narrateur)

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Inception 13 septembre 2010

Inception

Dom Conn excelle dans son métier. Son métier? Il vole les informations secrètes enfouies dans le subconscient en entrant dans les rêves de ses victimes. Cela s’appelle l’extraction. Très recherché pour ses talents, il l’est aussi en tant que fugitif. Une de ses victimes, Saito, lui propose un marché pour retrouver sa liberté : pratiquer l’inception. A savoir profiter d’un rêve pour faire entrer une idée dans le subconscient d’une personne. Une mission à risque, qu’il décide de mener avec une équipe composée des meilleurs éléments dans leur domaine.

Waouh! Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait pas scotché autant sur mon siège, que ce soit au niveau du scénario, des effets spéciaux et du suspens!

Le scénario est bien écrit, intelligent, captivant et ne laisse pas à notre cerveau le temps de se reposer! Dans les derniers films que j’ai vu, il y a toujours un moment où je décroche, ne serait-ce que légèrement. Là, pas le temps et surtout pas l’envie! Une intrigue pointue, très travaillée et surtout cohérente. C’est vrai qu’il faut rester très attentif mais c’est malgré tout abordable, rien de super farfelu dans cette histoire. A imbriquer les rêves dans les rêves, à mélanger rêves et réalité, on pourrait se perdre… Mais non! Christopher Nolan parvient à nous captiver tout en nous poussant à la réflexion.

Quant aux effets spéciaux, ils sont tout bonnement bluffants et surtout très réalistes, un vrai travail de titan. Les effets spéciaux aux services de l’histoire et non l’inverse, pour un blockbuster, c’est suffisamment rare pour être souligné. D’ailleurs, en parlant de blockbuster, pour une fois que c’est intelligent… ça vaut aussi la peine de le souligner! 😀

Et les acteurs? Parfaits. Je pense que les gens peuvent oublier l’image de jeune premier de Leonardo Di Caprio, il a depuis longtemps prouvé qu’il était un très bon acteur. J’ai eu peur que le rôle de Marion Cotillard ne soit qu’une pâle figuration dans l’ombre du personnage principal  mais elle apporte toute sa complexité au héros. Quant au reste du casting, chacun campe son personnage avec conviction et brio.

Je n’ai pas vu le temps passer mais malgré tout (ben oui, il faut bien qu’il y ait un mais sinon, ce ne serait pas drôle… 😉 ), il y a pour moi, un rêve de trop sur la fin. Car si le fait que les rêves s’imbriquent les uns dans les autres donnent toute sa force à l’histoire, je crois qu’il ne faut pas se perdre dans le too much… trop c’est trop! 😉

Et une fin (que je ne dévoilerais pas, rassurez vous!), qui laisse libre à chacun de se faire sa propre opinion… Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça au ciné et j’avoue que j’ai apprécié d’être emmenée par l’histoire, de me laisser prendre au jeu mais de façon intelligente et construite. Un film que je recommande absolument!

Inception

Année de production : 2010

Pays de production : États-Unis

Réalisateur : Christopher Nolan

Acteurs : Leonardo Di Caprio (Dom Cobà) –  Marion Cotillard (Mall) – Ellen Page (Ariane)  – Cillian Murphy (Fischer) – Joseph Gordon-Levitt (Arthur) – Michael Caine (Miles) – Tom Hardy (Eames) – Ken Watanabe (Saito) – Dileep Rao (Yussef)

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Orange Expression 10 septembre 2010

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Il y a 3 semaines, lors de mes congés, nous avons fait une petite virée lilloise mon chéri et moi-même, afin de trouver LA robe, qui depuis est dans mon armoire et attend patiemment le jour J (article Jour J-2 Mois).

Nous avons profité de cette petite escapade pour nous faire un petit resto en N’amoureux dans le Vieux Lille. Notre choix sur un restaurant aux spécialités italiennes : Orange Expression.

La façade et la décoration intérieure aux couleurs vives et modernes, nous ont séduites : un savant mélange d’orange et de noir, de style « renaissance » avec les fresques aux murs et de moderne dans le mobilier. Tout cela aurait malheureusement bien besoin d’un coup de neuf, mais l’ambiance de ce lieu est vraiment très sympathique.

Et dans l’assiette??? Pour l’entrée, mon homme a pris un Tartare de saumon (Salade, Saumon frais, saumon fumé), servi avec des petits morceaux de pâte à pizza coupés en bâtonnets.

Une bonne idée d’accompagnement, qui remplace le pain. N’ayant pas pris d’entrée, je me suis ruée dessus!

Côté plat, mon homme a pris une Pizza paysanne (crème fraîche, mozarella, poulet, oignons, origan, tomates séchées) et moi des Penna Gorgonzola e prosciutto di Parma (penne au gorgonzola et jambon de parme).

Alors, pour commencer, j’avais oublié à quel point le gorgonzola était fort! Malgré tout, les pâtes étaient bonnes, j’étais bien servie et le jambon avait un très bon goût. Pour mon homme, une pizza copieuse, bonne. Idem pour l’entrée. Le repas était bon mais loin d’être transcendant. Loin d’avoir mal mangé, nous aurions aimé être un plus emballés par nos plats.

Quant au service, nous avons eu à faire à plusieurs serveurs, tous étaient très sympathiques et aimables. Une bonne adresse pour la déco et l’ambiance mais rien d’exceptionnel dans l’assiette…

Orange Expression
36, place Louise de Bettignies
59 000 Lille
03 20 74 18 47
orangeexpression.restaurantsdelille.com


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Gran Torino 8 septembre 2010

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Gran Torino

Walt Kowalski, un ancien de la guerre de Corée, vient de perdre son épouse. Cet homme bourré de préjugés, amer et mal aimable se retrouve seul dans un quartier de plus en plus occupé par des immigrés asiatiques qu’il méprise. Sa haine se voit renforcée lorsque son jeune voisin Hmong tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino. Pourtant, lorsqu’un gang tente de forcer de jeune Thao à les suivre, armé de son fusil Walt le défend. Sa vision va peu à peu changer.

Je ne connais pas très bien l’œuvre du réalisateur Clint Eastwood, mais le peu que j’en ai vu m’a toujours beaucoup impressionnée. J’ai adoré Minuit dans le jardin du bien et du mal, un très beau film aussi bien par l’intrigue que par son esthétique.

Gran Torino, n’est pas un film d’action, juste un film sur la vie ordinaire d’un homme qui vit rongé par le remord, usé par une vie dans laquelle il ne trouve plus aucun plaisir. Rien de palpitant dans le quotidien de cet homme qui, bourré d’à priori, met des barrière entre lui et les autres. Et pourtant, il suffit d’un évènement pour qu’il s’ouvre aux autres, pour qu’il se rende compte que malgré les différences de nationalités, on peut se reconnaitre dans nos voisins.

Le thème abordé, la xénophobie, n’est pas un thème nouveau, mais Eastwood en parle avec intelligence. Loin des des schémas habituels, il aborde le thème du racisme et surtout des préjugés avec beaucoup de finesse. Du coup, Walt, détestable au début, en devient attachant, car plus le temps passe, plus on comprend les failles de cet homme. De plus, ce rôle est très bien porté par le réalisateur lui-même, excellent dans ce personnage, qui lui apporte toute sa profondeur et sa complexité.

D’un point de vue technique, ce film est vraiment très bien réalisé, sans fioritures ni effets spéciaux en tous genres. Une mise en scène simple et efficace au service du scénario. Pas de temps mort, ni d’ennui, un final rempli d’émotion et malgré le sujet, aucune leçon de morale (parce que je trouve que les américains sont souvent très forts la-dessus!).

Un film simple, vrai, réel et juste excellent. A voir.

Gran Torino

Année de production : 2008

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Clint Eastwood

Acteurs : Clint Eastwood (Walt Kowalski) – Bee Vang (Thao) – Ahney Her (Sue) – Cristopher Carley (Père Janovic) – Doua Moua (Spider)

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La Rafle. 21 août 2010

La Rafle.

Paris, 1942. Alors que la France oscille entre collaboration et résistance, les juifs sont obligés de porter l’étoile jaune. Mais ce n’est rien à côté de la vaste opération de déportation organisée par Vichy, qui conduira 13000 juifs au Vélodrome d’Hiver, première étape française avant les camps de la mort des nazis.

Aucune objectivité dans ce qui va suivre, autant vous prévenir! Ce sujet me touche, je vous en ai déjà parlé (voir l’article La Vague) et c’est forcément plus difficile de voir ce film d’un œil neutre.

Il m’a été difficile de rester insensible devant ce film. Tout d’abord par le sujet. Rarement abordée, la rafle du Vel’ d’Hiv est pourtant un élément important de notre histoire. On a souvent tendance a oublier que la France a tenu un grand rôle dans la déportation des juifs, qu’il existait des camps comme à Drancy… Cela reste tabou et j’ai apprécié que la réalisatrice Roselyne Bosch, aborde ce thème. On a tendance à parler des allemands, de ce qui s’est passé en Pologne mais on garde le silence sur le rôle de Vichy dans ces évènements. Un choix judicieux, donc pour le thème de ce film, qui a éveillé ma curiosité.

Difficile de rester insensible également, avec le parti pris de réalisation, qui met en avant le point de vue des enfants. Au niveau historique, aucun enfant n’est revenu vivant des camps de la mort après cette rafle. C’est en regardant un documentaire que la réalisatrice s’est rendu compte qu’un enfant avait réussi à s’échapper. C’est ainsi qu’est né le personnage de Jo Weisman, du nom de cet enfant rescapé. J’ai trouvé ce parti pris intéressant, car il est rare dans les films que ce soit les enfants qui soient mis à l’honneur. De plus, ils sont super attachants, notamment le petit Nono, un adorable gamin plein de fraicheur et de spontanéité. De plus, Rose Bosch met bien en avant le fait que les enfants étaient comme les parents destinés à la mort. Cela est montré par les séquences du gouvernement, filmées de façon assez sinistre, pour bien ajouter à l’horreur de la situation. Autour d’une table, ces messieurs du gouvernement parlent de vies humaines comme du dernier film sorti en salles… J’ai bien aimé ce contraste entre ce qui se passait à Vichy, caméra posée, plans fixes, et ce qui se passait chez les « raflés », entre bonheur, rafle, horreur… avec une caméra proche des gens, à l’épaule.

Un film très émouvant mais qui pour moi ne tombe pas dans le pathos. Les acteurs n’en font pas trop, j’ai apprécié Gad Elmaleh, Mélanie Laurent et Jean Reno, dignes dans leurs personnages, qui ne nous font pas tomber dans le larmoyant malgré le sujet abordé, mais nous font vivre beaucoup d’émotions : l’optimisme vu par le père de Jo, comme beaucoup de juifs il ne voulait pas y croire, croyait en la France, la résignation vue par le médecin juif, qui comprend vite l’ampleur de la catastrophe et l’horreur vue par l’infirmière, qui prend peu à peu conscience de ce qui se passe sans vraiment vouloir y croire. Ajouté à tout cela, les policiers qui obéissent sans ne rien faire… on est dans l’Histoire, avec tous ces acteurs, les persécutés, les oppresseurs, les témoins… L’émotion vient par l’histoire, qui ne peut laisser insensible. Certaines scènes sont dures mais cela fait partie aussi de notre histoire, Histoire qu’il ne faut surtout pas oublier.

J’ai trouvé que ce film était une belle leçon d’histoire, pleine d’émotions, qui mérite d’être vu. Un bel hommage pour toutes ces familles décimées pendant l’Holocauste, un film qui nous rappelle que tout cela n’est pas si éloigné, que la folie des Hommes peut à tout moment reprendre le dessus.

La Rafle.

Année de Production : 2009

Pays de production : France

Réalisateur : Roselyne Bosch

Acteurs : Mélanie Laurent (Annette Monod) – Gad Elmaleh (Schmuel Weisman) – Jean Réno (Dr. David Scheinbaum) – Raphaëlle Agogué (Sura Weisman) – Hugo Leverdez (Jo Weisman) – Sylvie Testud (Bella Zygler)

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La Métamorphose 20 août 2010

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La Métamorphose de Franz Kafka

Un matin, Gregor se réveille transformé en insecte géant. Malgré ses sentiments d’homme, il n’a plus rien d’humain et doit faire face à la répulsion de sa famille.

Depuis le temps que j’entendais parler ce livre, je me suis enfin lancée. Il faut dire que je m’attendais à un pavé, complexe à lire… alors que c’est vraiment tout le contraire! Très court, d’une écriture très limpide, il se lit vraiment avec beaucoup de facilité. Et on se prend très vite à l’histoire.

Un jeune homme, Gregor, voit soudain sa vie basculer lorsqu’il se transforme en insecte géant. Alors que Franz Kafka aurait pu faire basculer cette histoire dans le fantastique le plus complet, il choisit au contraire de transposer ce fait extraordinaire dans la plus pure ordinarité. Et cette métamorphose quoique que pas banale et répugnante, parait presque naturelle. Comme nous voyons tout du point de vue de Gregor, les sentiments humains qu’il continue d’éprouver, nous font avoir de l’empathie pour lui. Car malgré sa transformation, il reste le plus humain de tous les personnages, à savoir sa famille. Ces derniers, bien que choqués par cet évènement, montrent plus de répulsion et d’indifférence sur son état que de pitié et d’intérêt. Sa jeune soeur, prend sur elle de s’occuper de lui dans les premiers temps, mais rapidement cette tâche lui pèse. Ce qu’il faut savoir de Gregor, c’est que c’est grâce à lui que la famille vivait confortablement depuis la perte d’emploi du père. La préoccupation première de la famille devient donc de chercher comment subsister sans Gregor et non de tenter de trouver une solution pour ce pauvre jeune homme. Finalement, comme il ne sert plus à rien, ils s’en désintéressent. Pendant ce temps là, lui se débat avec tous ses sentiments qu’il ne peut exprimer et contre toute cette indifférence. La force de ce roman est de démontrer que finalement n’est pas parasite qui parait l’être. Il montre ainsi la complexité des rapports humains et l’importance du paraitre dans notre société, bien que l’action se déroule il y a près d’un siècle. Alors que l’on pourrait croire le cercle familial plus soudé dans les épreuves que n’importe qui d’autre, on se rend compte qu’il n’en est rien et que ce sont même peut être les rapports les plus complexes qu’il puisse exister. Kafka était en pleine crise familiale au moment de la rédaction de ce livre, on peut voir dans cette histoire un écho à ses propres doutes, lui qui peine à trouver sa place parmi eux.

Ce roman, parfois même appelé « nouvelle », est court, efficace et très bien écrit. Je me suis prise d’affection pour Gregor, lui la « bête humaine », seul face aux humains parasites, assoiffés de paraitre et sans scrupules. Un excellent roman, résolument moderne pour l’époque (1912), qui trouve toujours une résonnance par les thèmes abordés à notre époque. Je comprends mieux, l’ayant ENFIN lu, pourquoi une telle réputation le précède.

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