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Le discours d’un roi 16 février 2011

Le discours d’un roi

Abert « Bertie », est le second fils du roi d’Angleterre. Il souffre d’un bégaiement qui l’empêche de s’exprimer en public. Il tente de se soigner avec les meilleurs orthophonistes, en vain. Jusqu’à sa rencontre avec Lionel Logue et ses méthodes pour le moins originales. Quelques mois après la mort de son père, il se retrouve sur le trône, suite à l’abdication de son frère. Toute l’Angleterre est suspendue à ses lèvres, la Seconde Guerre Mondiale menace.

La première fois que j’ai entendu parler de ce film, c’est sur le blog de Mylittlediscoveries, et j’ai tout de suite eu envie de le voir. Cette histoire vraie, mais méconnue, raconte l’histoire du père de la Reine Elisabeth II d’Angleterre.

C’est un film magnifique, qui raconte une belle amitié, bien qu’improbable entre le Roi Georges VI et son orthophoniste. Cette histoire nous raconte comment le rang social de Bertie, les traumatismes liés à l’enfance, son manque de confiance jouent sur son bégaiement. Sa relation avec Logue, qui se révèle bien plus psychologue que véritable orthophoniste, va lui permettre de prendre confiance et de tenter de corriger son défaut d’élocution. Les échanges entre les 2 hommes sont forts, emplis d’admiration mutuelle et l’on sent à quel point Lionel a joué un rôle important dans la carrière de ce Roi. Car en plus de nous raconter cette amitié, le réalisateur nous montre bien à quel point Bertie est dépassé par les évènements. Il est né sachant qu’il serait fils et frère de Roi et lorsqu’il se retrouve sur le trône, on sent un homme perdu face à tant de responsabilités. Tout au long du film, les relations qu’il entretient avec sa femme sont basées sur l’amour, le soutien, l’admiration et la confiance et on sent bien que sans ces 2 personnages à ses côtés, Bertie n’aurait pu devenir le Roi Georges VI.

Ce film est emmené par un trio d’acteurs vraiment remarquables, que ce soit Colin Firth, ou Geoffrey Rush ou encore Helena Bonham Carter, ils sont crédibles et émouvants et portent leurs personnages de façon majestueuses. Ils sont d’ailleurs tous 3 en lice pour les Oscars et c’est amplement mérité. On s’attache rapidement aux personnages et ils nous procurent une émotion intense tout au long du film.

S’il y a bien un film que je peux vous conseiller de voir sans hésitation, c’est bien celui-ci! Une histoire simple, émouvante, racontée de façon magnifique, avec beaucoup d’émotions. Juste une belle histoire de relations humaines, une petite histoire qui a fait la Grande Histoire. Un film magistral.

Le discours d’un roi

Année de production : 2010

Pays de production : États-Unis, Australie, Grande Bretagne

Réalisateur :Tom Hooper

Acteurs : Colin Firth (« Bertie » George VI) – Helena Bonham Carter (Elisabeth) – Geoffrey Rush (Lionel Logue) – Guy Pearce (Edward VIII) – Timothy Spall (Winston Churchill) – Michael Gambon (George V)

Ma note pour LMO : 9/10

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Coluche, L’Histoire d’un Mec 2 août 2010

Coluche, L’histoire d’un mec

Automne 1980. Alors qu’il fait salle comble tous les soirs au théâtre du Gymnase, Coluche décide, pour pousser la provocation et le rire toujours plus loin, de se présenter aux présidentielles de 1981. Très vite, les sondages mettent en avant sa popularité et les politiques commencent à se méfier fortement de l’amuseur publique.

C’est l’histoire d’un mec… enfin c’est l’histoire d’une année dans la vie d’un mec. Celle de sa présentation aux présidentielles. On y voit un comique, à qui tout réussit, au sommet de sa gloire, prendre la décision de se mesurer aux hautes sphères de la politique, juste pour rire. Et plus le temps passe, plus il doute, y croit, s’engage, se désengage… jusqu’à laisser tomber.

Le parti pris d’Antoine de Caunes, le réalisateur, de vouloir ne parler que de cette candidature, est très intéressant. Revenir sur une époque, finalement assez proche de celle que l’on vit actuellement, pendant laquelle la parole d’un comique avait autant, voire plus, de poids que les politiques. Face au ras-le-bol général, ce type fait rire les gens et leur donne un nouvel espoir. Oui mais… son utopie le confronte à des réalités bien plus complexes et il va finir par jouer aux jeux des politiques en tentant de rallier à sa cause les différents partis ou groupes. On le sent parfois distant, ce n’est bien qu’un jeu, désabusé devant tant d’inégalités, se prenant finalement (trop?) au jeu… et finalement prit au piège de son propre jeu. Ces aspects là du film m’ont bien plu.

Mais je trouve que le réalisateur n’est pas assez tranché à certains moments vis-à-vis de son personnage. Du coup, on n’arrive pas à se faire un avis sur l’homme, sur son véritable engagement, sa motivation réelle. Et ça m’a beaucoup gênée. Qui est-il vraiment? Un clown triste? Un mec vraiment engagé? (je mets à part les Restos du Cœur, leur apparition ne se faisant qu’en 1985) Un mec qui veut se faire plus de pub? Pas facile de se faire une véritable opinion.

Pas de parti pris non plus quant à la raison de son retrait. Peur? Complot? Il aurait pu aller plus loin mais de Caunes reste vraiment frileux par rapport à tout ce qu’il aborde. Du coup, beaucoup de choses avancées mais peu de vérités.

Les acteurs sont très bons, François-Xavier Demaison en tête, bien que sa prestation ne m’ait pas bluffé comme Marion Cotillard en Piaf ou Eric Elmosnino en Gainsbourg.

En bref un film qui aurait pu être intéressant mais qui est passé à côté de beaucoup de choses.

Coluche, L’histoire d’un mec

Année de production : 2007

Pays de production : France

Réalisateur : Antoine de Caunes

Acteurs : François-Xavier Demaison (Coluche) – Léa Drucker (Véronique Colucci) – Olivier Gourmet (Jacques, l’imprésario) – Laurent Bateau (Jean-Paul) – Alexandre Astier (Reiser) – Denis Podalydès (Jacques Attali)

www.restosducoeur.org

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Gainsbourg, Vie Héroïque 22 juin 2010

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Gainsbourg, Vie Héroïque

La vie de Serge Gainsbourg, du jeune juif Lucien Ginsburg dans la France occupée jusqu’à Gainsbarre, le provocateur au génie reconnu.

N’ayant pu le voir à sa sortie en janvier, je l’attendais avec impatience! J’adore Serge Gainsbourg, même si je ne suis pas une inconditionnelle.

Pour avoir lu une interview du réalisateur Joann Sfar, je savais que j’allais voir un biopic mais romancé. D’ailleurs, dans le générique ce n’est pas noté « un film de... » mais « un conte de... », notification faire à la demande Jane Birkin qui voulait bien différencier la réalité des scènes imaginées par le réalisateur. Ce dernier, très documenté sur la vie du chanteur s’intéresse autant aux inventions et mensonges de l’artiste qu’à ses vérités.  Ce qui en fait un film assez fantaisiste avec un univers artistique bien marqué qui est celui de Joann Sfar, la bande dessinée.

J’ai bien aimé l’univers fantaisiste de ce film. C’est sûrement la présence de « La Gueule » double de Gainsbourg dessiné par lui étant gamin, qui y fait beaucoup. Ce personnage montre la dualité du personnage partagé entre son envies de continuer sa première passion la peinture et de faire de la musique. De même, ce personnage ajoute un côté canaille au jeune homme timide qui se découvre être un séducteur et un très bon musicien.

J’ai trouvé l’interprétation d’Éric Elmosnino très juste. Une gueule, une voix, des attitudes… Gainsbourg prenait vie sous ses traits. Outre le maquillage, il a su s’approprier le chanteur sans en faire des caisses, avec tendresse et justesse. Il est LA révélation du film. Il interprète lui-même une partie des chansons du film (voir mon article Gainsbourg (Vie Héroïque) – Bande Originale) et il est très impressionnant.

J’ai bien entendu été emballée par la bande son, un vrai régal pour mes petites oreilles! Quel bonheur d’entendre les plus grandes chansons de ce génie, roi de la provocation et véritable icône de la chanson française.

J’ai vraiment aimé ce film mais n’ai pas été complètement séduite. Par les seconds rôles, par des passages un peu bâclés à mon goût, quelques longueurs (comme sur son enfance), j’aurais aimé en savoir pus sur ce poète du 20°siècle. Ce qui fait la force de ce film, c’est l’admiration du réalisateur pour Gainsbourg, qui se ressent bien dans la forme mais un peu moins dans le fond.

Gainsbourg, Vie Héroïque

Année de production : 2010

Pays de production : France

Réalisateur : Joann Sfar

Acteurs : Éric Elmosnino (Serge Gainsbourg) – Lucy Gordon (Jane Birkin) – Lætitia Casta ( Brigitte Bardot) – Anna Mouglalis (Juliette Gréco) – Philippe Katerine (Boris Vian) – Doug Jones (La Gueule) – Mylène Jampanoï (Bambou) – Sara Forestier (France Gall) – Razvan Vasilescu (Joseph Ginsburg)

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Mesrine 6 janvier 2010

Mesrine : L’instinct de Mort

1959, Jacques Mesrine rentre de la guerre d’Algérie. Son père lui trouve un travail qui ne lui convient pas. Il revoit son ami Paul, avec qui il joue au poker, fréquente les filles de joie… et qui lui présente Guido. C’est sous les ordres de ce dernier qu’il va commencer les cambriolages. A cette période il rencontre la mère de ses 3 enfants. Malgré quelques séjours en prison, il continue, en allant toujours plus loin dans le banditisme et la violence. Sa femme le quitte, le laissant seul avec ses enfants. C’est alors qu’il rencontre Jeanne Schneider, avec qui Mesrine va jouer les « Bonnie & Clyde ». D’évasions spectaculaires en cambriolages de plus en plus audacieux, de la France au Canada, en passant par les Etats-Unis, Jacques Mesrine se crée sa réputation d’Ennemi Public N°1.

Mesrine : L’Ennemi Public N°1

Jacques Mesrine est désormais l’ennemi public n°1. Roi de l’évasion, du déguisement, toutes les polices sont à ses trousses. Tout est bon pour faire parler de lui, braquages de banques, Une de Paris Match, enlèvement de milliardaire, passage à tabac de journaliste… Les policiers ne pensent plus qu’à une chose : le coincer quelqu’en soit l’issue.

Cécile de France et Vincent Cassel

Comme tout le monde j’avais entendu parler de Mesrine : « L’Ennemi Public N°1 », « L’Homme aux 1000 Visages »…, tué par la police en plein Paris. Mais on ne peut pas dire que j’en savais plus. Alors quand les films sont sortis, j’avoue que je ne m’y suis pas trop intéressée dans un premier temps. Et puis vu tout le battage médiatique autour des films et surtout de la performance de Vincent Cassel, j’ai changé mon fusil d’épaule. Et je n’ai pas été déçue.

Les deux films sont assez différents l’un de l’autre. L’Instinct de Mort est l’histoire d’un homme qui rentre brisé par l’Algérie et qui devient un malfrat, parce qu’il se cherche, qu’il ne trouve pas sa place. De fil en aiguille, cet homme va de plus en plus loin, dans la violence et dans le banditisme. L’Ennemi Public N°1 raconte l’histoire d’un homme qui sait cette fois où il va, dans quelles conditions et à quel prix. Un homme animé par une espèce de rage qui le mène à tous les excès, qui veut être son seul maître, qui n’a peur de rien ni de personne. Il est dépeint comme un être arrogant, violent, sûr de lui, impulsif mais à la limite pas très malin… mais excellent en marketing! Un peu comme ces cow-boys que la réputation précédait, il savait que son nom allait faire peur et allait lui ouvrir certaines portes. Jean-François Richet, le présente aussi comme un malfrat respecté de la police, par les gardiens de prison, presque comme un bandit d’honneur. En voyant le film, on ne sait que penser du personnage. Bien sûr, on le hait pour ce qu’il fait et ce qu’il est mais en même temps, il est humanisé par le scénario et sous certains points on pourrait presque le trouver… sympathique… Quant à sa mort, je dirais qu’elle est le reflet de sa vie. Il ne voulait pas de lois au-dessus de lui, rien de pouvait le tenir enfermé, c’était malheureusement l’issue fatale pour que la police puisse réussir à en découdre avec lui. Bien que ce soit contestable comme moyen, existait-il une autre façon de venir à bout de l’Ennemi Public N°1? Le réalisateur a tous cas tranché, en privilégiant dans son scénario la thèse de l’assassinat, ce qui j’avoue me paraît hautement probable. Si la police n’avait pas tiré en premier… il l’aurait sans doute fait.

Vincent Cassel interprète le rôle titre et EST Mesrine. Il l’interprète ce personnage d’une façon remarquable, on en oublie l’acteur tant sa performance prend le dessus. Par moment il est tout bonnement méconnaissable, comme devait l’être Mesrine lors de ses différentes cavales. Son César est amplement mérité, c’est un excellent acteur, il l’a prouvé dans de nombreux films et ici encore, il est véritablement époustouflant.

Le vrai Mesrine posant pour Paris Match

Jean-François Richet relève, avec ce diptyque, un pari assez osé. Deux films de plus de 2h chacun, il fallait pouvoir tenir les spectateurs en haleine jusqu’au bout. Et c’est réussi. On ne voit pas le temps passer (et j’en sais quelque chose j’ai regardé les 2 à la suite… :D), il oscille entre l’action et le drame psychologique, et ne met pas de temps mort dans son scénario. En passant d’un genre à l’autre, il permet au spectateur de jouer sur 2 tableaux, ne pas se reposer sur un genre et de ne pas se laisser envahir par des longueurs. Le choix de réaliser 2 films est judicieux, car un seul n’aurait pas suffit à démontrer toute la complexité de cet homme. Du coup, il dépeint un homme tantôt denué d’humanité, tantôt attachant, ce qui fait que le spectateur peut aisément prendre son propre parti au sujet de Mesrine. Un film sans complaisance, sans fin moralisatrice, qui raconte juste une histoire avec un personnage principal loin des stéréotypes du parfait héros. Ca change et ça fait du bien.

Mesrine : L’Instinct de Mort et Mesrine : L’Ennemi Public N°

Année de production : 2008

Pays de production : France, Canada, Italie

Réalisateur : Jean-François Richet

Acteurs : Vincent Cassel (Jacques Mesrine) – Gérard Depardieu (Guido) – Gilles Lellouche (Paul) – Cécile de France (Jeanne Schneider) – Roy Dupuis (Jean-Paul Mercier) – Ludivine Sagnier (Sylvia Jeanjacquot) – Mathieu Amalric (François Besse) – Gérard Lanvin (Charlie Bauer) – Samuel Le Bihan (Michel Ardouin) – Olivier Gourmet (Commissaire Broussard)

Pour finir cet article, voici la vidéo de Vincent Cassel recevant son César de Meilleur Acteur, pour son rôle de Jacques Mesrine, le 27 février 2009. Un très beau moment d’émotion.