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Millenium : La Série 28 mai 2010

Millenium : La Série

Episodes 1 &2 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Mikael Blomkvist est journaliste économique en Suède et travaille pour le journal Millenium. A la suite d’un article, il est condamné à 3 mois de prison pour diffamation. C’est à ce moment là que se présente à lui Henrik Vanger, un riche industriel retraité, qui lui confie la mission d’enquêter sur ce qui est arrivé à Harriet, sa nièce, disparue brutalement en 1966, à l’âge de 16 ans. Lors de ses investigations, il va soulever bien des secrets dans la famille Vanger, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde. Il fera également la rencontre de Lisbeth Salander, une  redoutable enquêtrice et formidable hackeuse, tatouée des pieds à la tête et socialement incompatible avec le monde qui l’entoure, qui l’aidera à résoudre l’énigme des codes secrets du journal de la jeune fille disparue. L’enquête les amènera à faire d’effroyables découvertes.

Episodes 3 & 4 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Un an après l’affaire Vanger, un homme se présente à la rédaction de Millenium avec un article sur un trafic de femmes venues de l’Est. Emballé, Mikael Blomkvist décide de faire un numéro spécial sur le sujet, qui fera frémir plus d’un politicien. Mais rapidement, le jeune journaliste et sa compagne se font assassiner, coupables d’être trop curieux… Pendant ce temps, le tuteur de Lisbeth se fait également tuer, par la même arme que le jeune couple. Tout semble désigner Lisbeth Salander, fraichement revenue en Suède, car ses empreintes se trouvent sur l’arme du crime. Mikael, ne croyant pas la culpabilité de son amie, va tout faire pour la blanchir.

Episodes 5 & 6 : La reine dans le palais de courants d’air

Lisbeth, toujours soupçonnée d’être l’auteure de 3 meurtres, est enfin arrivée à retrouver le responsable des tous ses malheurs. Reste maintenant à Mikael de prouver l’innocence de la jeune hackeuse et de dénoncer les véritables coupables. Cette affaire touchant de très près à des secrets d’État, le journaliste n’aura pas la tâche facile.

Après avoir lu et adoré les 3 tomes de Stieg Larsson, après avoir vu et adoré le film (voir article : Millenium, Le Film), il était donc tout naturel que je me penche vers la série! ARGH!!!! J’avoue tout de suite ne pas avoir regardé les 2 premiers épisodes, qui n’étaient autres que le film avec quelques scènes ajoutées. Mais dès le visionnage du 3ème épisode, je savais que j’allais avoir du mal à finir les 3 suivants! Je me suis ennuyée… bouh que le temps était long devant cette série! Ce qui m’a tenu, c’était surtout la curiosité, l’envie de voir en images ce que j’avais imaginé en lisant ces 3 romans.

Daniel Alfredson, le réalisateur des 4 derniers épisodes, a tout bonnement saboté le travail effectué par son prédécesseur sur le film . J’ai trouvé que cela manquait de rythme, que les acteurs secondaires n’étaient pas très bons, que c’était fouilli… L’intrigue des 2 derniers romans de la trilogie est liée et est assez complexe. Cela parle beaucoup d’espionnage au sein de l’État et c’est vrai qu’il faut bien suivre pour ne pas louper un wagon. Moi qui connaissais pourtant l’histoire, la série a trouvé le moyen de m’embrouiller l’esprit! Les informations arrivaient dans tous les sens sans réellement savoir comment, certains personnages (pour ma part) n’étaient pas assez marqué (c’est qui lui déjà?) … bref, j’avais hâte que cela se termine.

Mon homme qui n’a pas lu la trilogie avait adoré le film mais, sur la série, il n’a pas accroché du tout. Il était sûrement plus facile à convaincre, car totalement vierge de tous sentiments liés à la lecture.

Mis à part tous les « oh ben M _ _ _ _ ! je ne l’imaginais pas comme ça lui! » (et il y en a eu, pfiou!), j’ai trouvé le personnage de Lisbeth beaucoup plus fade que dans le livre, moins révoltée, assagie, presque adoucie (un comble m’ssieurs-dames!).. et Mikael est beaucoup plus proche de son surnom Super Blomkvist dans la série qu’il ne l’est dans les livres! On dirait un super-héros qui sauve la terre de la gangrène!

De même, je sais bien que chaque réalisateur est bien obligé de faire une coupe sélective dans tout roman (surtout quand ce sont des pavés) mais j’ai été surprise de ses choix. Il a laissé des passages de côté, qui pour moi, avaient une bien plus grande importance. Comme par exemple, la place d’Erika, la co-fondatrice de Millenium avec Mikael, qui quitte la rédaction pour travailler dans un autre journal. Vu le parti pris d’Alfredson, cela n’a sûrement pas sa place dans l’intrigue. Mais pourtant, ce qui est intéressant dans le livre, c’est que cela met à mal Millenium et tout qui va avec. Dans la série,  l’histoire est vraiment trop proprette.

Je regrette vraiment que cette série n’est pas été mieux réalisée. L’intrigue méritait d’être mieux mise en valeur. Autant j’ai eu l’impression de voir un film fidèle à l’esprit du livre , autant j’ai vu une série, qui forte du succès du long-métrage, s’est laissée submergée par l’aspect commercial et n’a vraiment pas été aboutie.

Pour revoir la bande annonce des 2 premiers épisodes, voir l’article Millenium, le film

Pour les suivants, c’est ci-dessous (ce sont celles des films mais c’est la même chose)!

Millenium, la série (1 saison, 6 épisodes)

Année de production : 2009

Pays de production : Suède – Danemark

Réalisateurs : Niels Arden Oplev (2 épisodes) et Daniel Alfredson (4 épisodes)

Acteurs : Michael Nyqvist (Mikael Blomkvist) – Noomi Rapace (Lisbeth Salander) – Sven-Bertil Taube (Henrik Vanger) – Lena Endre (Erika Berger) –Georgi Staykov (Zalachenko) – Peter Andersson (Nils Bjurman)

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Six Feet Under 5 mai 2010

Six Feet Under

Les Fisher sont une famille d’entrepreneurs de pompes funèbres. A la mort du père, Nathaniel, dans le premier épisode, le fils ainé se voit contraint de faire un choix suite à sa part d’héritage, afin de reprendre l’affaire familiale aux côtés de son frère, David. Leur jeune sœur, Claire, encore au lycée est en pleine crise d’identité face à leur mère Ruth, qui cherche sa nouvelle place de femme et non plus d’épouse dans cette famille endeuillée. La série relate leur quotidien sur 5 années, dans leurs choix, leurs combats, leurs doutes et leurs vies.

Ça y est!!! J’ai enfin vu Six Feet Under, cette série sur laquelle on m’avait fait tant d’éloges… et je ne peux qu’en faire à mon tour tellement elle est géniale!!! J’ai vu les 5 saisons d’un coup et j’avoue que je suis devenue très très accro!

De voir les 5 saisons à la suite et de ne pas les découvrir au fur et à mesure de la diffusion (comme pour Desperate Housewives par exemple) permet de plus s’attacher aux personnages. Ils deviennent comme des amis dont on suivrait la vie et nous deviennent familiers. Encore plus, on éprouve toutes sortes de sentiments envers eux : on les aime, les déteste, ils nous agacent, nous attendrissent mais ne nous laissent jamais insensible. J’avoue que j’ai encore du mal à me séparer d’eux!

Placer l’action dans une entreprise de pompes funèbres, il fallait oser. Chaque épisode débute par une mort, mais rien n’est jamais vulgaire ni choquant. Cette série permet de voir la mort de l’autre côté, d’un angle plus pragmatique. Cela permet pour nous, spectateurs, de prendre également du recul et de relativiser par rapport à la perte d’un être cher. Grâce à eux, on découvre également les us et coutumes de certaines populations, les réactions diverses de chaque famille endeuillée, la manière dont les gens vivent leur deuil. Cela ne tombe jamais dans le larmoyant ni dans le pathétique, bien au contraire. Les autres thèmes abordés tout au long de ces 5 saisons, ne sont pas non plus des sujets faciles : le sexe, la drogue, l’homosexualité, l’adultère… La série cherche à briser des tabous mais toujours avec intelligence.  Confronté à des évènements, des situations parfois dérangeantes, chacun doit faire face à ses propres doutes. Cela permet à chaque personnage de se construire et d’évoluer. C’est là, une des grandes forces de Six Feet Under.

L’autre grande force, c’est cet humour noir. Avec la mort comme sujet principal, Alan Ball aurait pu créer une série sinistre à souhait. Il a choisi de traiter des sujets difficiles avec une touche d’humour noir et beaucoup de justesse. Les scénarios sont extrêmement bien écrit et les acteurs sont d’une justesse incroyable. Ce qui est important dans cette série également, c’est la présence récurrente du père décédé. Il apparait régulièrement aux membres de sa famille surtout quand ceux-ci doutent, doivent prendre une décision… Il permet à chacun d’y voir plus clair et ses apparitions sont toujours drôles. A travers lui, on y voit la réflexion personnelle de chaque personnage et surtout le vide laissé par sa brutale disparition au début de la série.

Les acteurs sont tous géniaux. Ils réussissent à nous faire nous attacher aux personnages, à les aimer, à leur donner de la profondeur et à les faire évoluer. J’ai aimé certains personnages au début qui m’ont complètement agacés à la fin et inversement. Ils sont tous vraiment remarquables.

Malgré quelques petits manquements (enfin pour ma part mais je n’ai pas envie de m’étendre là-dessus), je ne peux que conseiller cette série. Elle est d’une grande qualité et bien qu’elle ait déjà presque 10 ans, elle est très innovante aussi bien sur le fond que sur la forme.  J’ai beaucoup ri, beaucoup pleuré (surtout pendant l’épisode final…)… C’est un véritable bijou et je sais que désormais, je ne peux que la ranger dans ma catégorie : séries préférées!

Six Feet Under (5 saisons)

Années de Production : 2001 – 2005

Pays de production : États Unis

Créateur : Alan Ball

Acteurs : Peter Krause (Nate Fisher) – Michael C. Hall (David Fisher) – Frances Conroy (Ruth Fisher) – Lauren Ambrose (Claire Fisher) – Rachel Griffith (Brenda Chenowith) – Matthew St Patrick (Keith Charles) – Richard Jenkins (Nathaniel Fisher) – Freddy Rodriguez (Frederico Diaz)

Pour découvrir un peu mieux cette série, allez visiter ce site : www.sixfeetunder-france.com

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Le Jeu de la Mort 19 mars 2010

Mercredi soir, j’ai regardé le documentaire diffusé sur France 2, Le Jeu de la Mort.  Cette émission fait écho à l’expérience réalisée en 1963 à l’université de Yale par le psychologue Milgram, au cours de laquelle des cobayes interrogent un acteur (ce qu’ils ignorent) qui est sensé avoir retenu une liste de mot. Chaque mauvaise réponse doit être sanctionnée d’un choc électrique. Bien entendu, les cris et les décharges sont faux mais  il résulte de cette expérience que 62% des participants continuent le jeu car ils se contentent d’obéir.

image programme-tv.net

Sur ce principe, le documentaire de Christophe Nick veut démontrer les dangers de la télévision, et en particulier de la télé-réalité, en réitérant cette expérience sous forme de jeu télévisé. Les questionneurs, sous l’influence de la présentatrice, sont cette fois 81% à aller jusqu’au bout.

Ce documentaire, largement décortiqué et analysé par des chercheurs et des psychologues, comme Jean-Léon Beauvois, tente de nous démontrer les dérives de la télévision et son influence tout en insistant bien sur la notion d’obéissance, tout comme dans la première expérience de Milgram. On pourra dire que cette émission loin de faire l’unanimité, aura fait couler beaucoup d’encre… J’ai tendance à penser que la télévision qui cherche à cracher dans la soupe en nous montrant les dérives de ce qui la fait vivre, c’est un peu l’hospice qui se fout de la charité… On est en droit de se demander quand s’arrêtera la manipulation… Mais ce n’est pas de ce sujet que je voulais parler ici.

Ce qui est le plus impressionnant, surtout au vu de l’expérience de Milgram qui n’a vraiment rien à voir avec la télévision, c’est de mettre en avant l’obéissance dont peuvent faire preuve certaines personnes dans une situation qui les met en position de bourreaux. Cela ne vous rappelle pas un de mes sujets de lecture privilégiés???

Dans le documentaire, tout tourne autour de la télévision mais ce que j’en ai retenu, ce sont les notions avancées par les psychologues qui interprétaient les comportements des candidats. Ces gens, issus de toutes les couches sociales, se sont retrouvés face à une même situation, qui les éloignaient de leurs valeurs sociales ou même culturelles, et qui les projette seuls, dans une situation inconnue et inhabituelle face à laquelle ils ne savent comment réagir. Il est démontré que par notre éducation et la société dans laquelle nous vivons nous conditionne à une certaine obéissance (à nos parents, aux lois…) et que face à une perte de repères de ces valeurs, l’être humain se retrouve à obéir plus ou moins aveuglement à une autorité qui les rassure (ici la présentatrice qui les encourage sans cesse à continuer). C’est toute l’explication de tous ces actes barbares perpétués sous différentes dictatures! C’était tout l’intérêt de l’émission qui, par  cette expérience, nous démontrait que encore aujourd’hui l’Homme est encore capable de commettre des horreurs. Malheureusement cela n’a pas été assez mis en avant et toute l’émission a tourné autour du thème télévisuel. Ce qui est vraiment dommage car Le Jeu de la Mort aurait pu, pour ma part, avoir cette notion instructive sur un sujet qui me parait, aujourd’hui encore, être primordial (mais là, bien entendu, cela n’engage que moi, hein…). Alors oui, je suis un peu déçue de l’orientation choisie mais j’ai quand même appris énormément et cette émission vient vraiment en prolongement de mes dernières lectures (Le liseur, La vague…), ce qui l’a rendue d’autant plus intéressante!

Je conseille ce documentaire mais pas sous l’aspect dont il nous est présenté… Cela fait longtemps que l’on sait que la télévision nous prend pour des c_ _ _  😉 !!!

 

Hero Corp Saison 2 3 février 2010

Attention, les 2 résumés qui suivent dévoilent le dénouement de la saison 1 et quelques éléments de la saison 2! Pour éviter de connaitre ce qui se passe dans la série, allez directement au troisième paragraphe!

Saison 1 : A la suite d’un appel lui annonçant le décès de sa tante Marie, John arrive dans un village très isolé et rencontre des personnages, pour le moins.. particuliers. Il découvre que sa tante n’est pas morte car elle est, comme tous les autres membres du village, un Super-Héros. Face à la réticence de son neveu, elle doit faire preuve d’énormément de conviction pour lui expliquer qu’il est leur sauveur… sans savoir de quoi il doit les sauver! Il s’avère que les « Super-Héros » sont en fait tous sur le déclin et que leurs Super-Pouvoirs sont quelque peu..faiblards! Mais grâce à leur solidarité et aux Super-Pouvoirs de John (qui se découvre être un Super-Héros très puissant), ils vaincront The Lord, le plus grand Super-Vilain que toute l’histoire ait jamais connue. Parallèlement à tous ces évènements, John se rapproche de Jennifer, qui habite le village avec ses parents, les seuls civils du coin et qui sont complètement rejetés par les autres villageois.  Mais John se retrouve au Canada, au siège d’Hero Corp (l’organisation qui réunit tous les Super-Héros de la Terre) et apprend que celui qui a manipulé The Lord et qui veut les voir disparaitre, n’est autre que Hoodwink, le père de Jennifer. Pendant ce temps, en France, le village est sur le point d’être détruit par des avions de chasse…

Saison 2 : Alors que John vient d’apprendre que Hoodwink veut la mort des Super-Héros, il croit se faire piéger par Jennifer et son père. Mais cette dernière n’est toujours pas au courant de la vraie nature de John ni de celle de son père. Alors que les 2 amoureux échappent à un attentat qui vise Hoodwink, John cherche à retourner le plus vite possible au village. Lors de son arrivée, il constate que le village est détruit et que Jennifer a perdu la mémoire lors de son réveil… Heureusement, accompagné de Doug, Klaus et Jennifer, ils retrouvent les survivants du village mais ils doivent vite fuir car une menace plane sur eux…

Fin du spoiler et je n’en dirais pas plus car il faut quand même laisser un peu de suspens… 😉 Donc après le grand frère, Alexandre (auteur génialissime de Kaamelott), je demande Simon! Encore un génie dans cette famille d’artistes!

Simon a donc créé Hero Corp, série décalée sur des Super-Héros qui ont un peu perdu de leur superbe. Entre les pouvoirs complètement zinzins comme Doug qui se fige à chaque fois qu’il entend ou dit un mensonge (celui-là c’est vraiment mon préféré, il faut voir la tête qu’il prend, je suis morte de rire à chaque fois!) ou ceux qui ne servent plus à rien comme Burt (prononcez à la française!) qui lançait de l’acide au meilleur de sa forme et qui ne lance plus que du shampoing doux, qui ne pique même pas les yeux, on est servi! Tout est basé sur du second (voir même du quarantième) degré, comme tous les noms des personnages qui sont des noms anglais mais à prononcer à la française, les pouvoirs plus ridicules les uns que les autres, les gags, les situations, les répliques… alors il faut vraiment être fan du genre pour accrocher. Mais pour ma part, je suis très très fan!!! Malgré tout, il y a une vraie histoire derrière tout ces gags. Avec une trame, quelque chose qui se noue et qui donne encore plus d’intérêt à cette série. Chaque épisode fait 20 min mais Simon Astier ne se contente pas d’enchainer les scènes humoristiques il met en place une véritable intrigue qui se suit sur les 2 saisons. Et vu la façon dont se termine la deuxième, on sent que la troisième nous promet de belles surprises!

Réalisé avec un petit budget, Hero Corp reprend les codes des séries ou films sur les Super-Héros mais en détournant toutes les situations pour en faire de vrais boulets. Dans cette deuxième saison apparaissent de nouveaux personnages, quand même plus doués que les précédents, unis face à une même menace. Le ton se durcit et malgré les répliques cultes (enfin pour moi :D) telles que « C’est la guerre, on est pas là pour se détendre la quiche », on commence à sentir une vraie tension apparaitre et le personnage de John laisse entrevoir une certaine complexité. Pour ma part, comme pour Kaamelott, j’aime beaucoup ce genre qui sous une apparence de légèreté et parfois d’humour un peu niais, laisse place à quelque chose de plus réfléchi, de plus recherché.

Comme son frère, Simon est très présent sur l’écriture et la réalisation. Comme son frère, il est également entouré d’une tribu, qui l’accompagne sur de nombreux projets et qui s’investit sur différents aspect dans la série, c’est le cas notamment de Sébastien Lalanne et d’Alban Lenoir. Et comme son frère toujours, il aime tout diriger, comme il le dit lui-même, du casting à la réalisation. La saison 2 laisse une énorme porte ouverte à une troisième saison, il amène plein de choses qui restent en suspens et dont on attend les réponses! Alors il y a plutôt intérêt à en avoir une, car vu la façon de cela se termine, j’avoue que je serais très très frustrée!!! Et ce sont ces éléments qui promettent une troisième saison encore plus complexe.

Mon coup de cœur va à 2 personnages en particulier,  Klaus et Doug qui forment un sacré tandem HILARANT! Et j’ai adoré le petit rôle d’Alexandre Astier « Araignée Man » et le pouvoir d’un des nouveaux personnages Jean Micheng! Par contre j’avoue que le personnage de Jennifer m’accroche moins, je ne la trouve pas très drôle et j’ai du mal à bien saisir l’intérêt qu’elle a dans cette série (mis à part être la chérie du héros…). Autre petit point noir, certaines scènes ou intrigues paraissent bâclées. Il s’avère que certains points nous sont révélés plus tard mais je n’aime pas le fait d’avancer des choses et de les laisser tomber brutalement pour mieux les ressortir la saison d’après d’un coup comme ça! Mais à part ces quelques petites fausses notes, cette série est vraiment innovante et totalement hilarante! Pour ceux qui ont aimé l’humour de Kaamelott ou les sketches de Les Nuls, je vous la conseille vivement!!!

Hero Corp – Saison 2

Année de production : 2009

Pays de production : France

Créateur : Simon Astier

Acteurs : Simon Astier (John « Bouclier Man ») – Alban Lenoir (Klaus « Force Mustang ») – Sébastien Lalanne (Doug « Serum ») – Agnès Boury (Marie « Renaissance ») – Aurore Pourteyron (Jennifer) – Christian Bujeau (Ethan « The Lord ») – Lionnel Astier (Neil Mac Kormack) – Alexandre Astier (« Araignée Man ») – Patrick Vo (Jean Micheng)

Site officiel ici.

 

Kaamelott – Livre VI 7 novembre 2009

Filed under: Séries Télévisées — lalydo @ 13:15
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C’était un moment très très attendu : la suite de Kaamelott!!!

Kaamelott – Livre VI

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Ce qui va suivre est le résumé des 9 épisodes! Si vous ne voulez pas connaître la fin, passez directement au paragraphe suivant!

Ce livre retrace la vie du Roi Arthur, à Rome. Il s’appelait alors Arturus et était soldat dans la milice urbaine. De ses origines bretonnes il a tout oublié. Le sénateur Sallustius, dont les collègues ne cessent de se moquer face à ses échecs à répétitions pour soumettre la Bretagne, cherche une astuce pour renverser la situation. Il a vent d’une légende, qui raconte que celui qui saura retirer une épée d’un rocher deviendra le Roi de Bretagne. Voulant profiter de cette croyance, Sallustius cherche dans les soldats de César, un soldat originaire de Bretagne. Il rencontre Arturus et le nomme chef de guerre, afin que ce dernier serve ses plans et fédèrent les clans de Bretagne qui s’opposent à Rome. Pour cela, Arturus doit recevoir l’éducation d’une dame, Aconia dont il s’éprend et qu’il demande en mariage. Cette dernière accepte, bien que déjà mariée. En Bretagne, pendant ce temps, le bruit court que le fils de feu le Roi Pendragon, va revenir sur ses terres et retirer l’épée Excalibur du rocher. Des messagers vont à la rencontre du futur souverain et le prépare à la situation entre les différents chefs de clans et lui propose, pour apaiser les tensions, de s’unir à Guenièvre, la fille du Roi de Carmélide, Léodagan, ce qu’il accepte. Accompagné de son ami soldat Manilius, Arturus part en Bretagne tout d’abord pour remplacer le général romain présent (et mari officiel d’Aconia),  Macrinus, mais également pour rallier les bretons à sa cause et ainsi bouter les romains hors du sol breton. Bien que déçu par les soldats qui vont se joindre à lui et par le peuple en général, Arturus devient le Roi Arthur en retirant Excalibur du rocher et rejette le pouvoir des Romains. 15 ans plus tard, Arthur est entre la vie et la mort après sa tentative de suicide mais tente de fuir son royaume. Lancelot, influencé par Méléagant,  pourchasse tous les chevaliers du royaume. Il repart pour Rome, et va reprendre des forces dans la villa abandonnée d’Aconia, repartie pour la Macédoine avec son époux Macrinus, 15 ans auparavant.

Ce livre est le dernier de la série télévisée. Le livre VII sera porté sur grand écran, il nous faut donc attendre encore un petit peu pour voir la suite au cinéma!

Mais que dire de cette série tout simplement excellente? Tout d’abord je tire mon chapeau à Alexandre Astier, le créateur de Kaamelott. Il a su faire évoluer sa série comme jamais personne ne l’aurait fait. Ce qui n’était qu’au départ, une suite de sketchs sur les aventures du Roi Arthur et de ses Chevaliers de La Table Ronde en quête du Graal, est devenue une vraie comédie dramatique avec un sens et une histoire qui tient vraiment la route.

On reprend les premiers Livres (puisque c’est ainsi qu’il appelle les différentes saisons de Kaamelott) : Arthur est Roi de Bretagne et a créé La Table Ronde, sorte d’association de chevaliers, en quête du Graal. Malheureusement pour lui, il est entouré d’une équipe de bras-cassés qui se mettent dans des situations plus burlesques les une que les autres, teintées d’humour assez cynique, avec des réparties à la Audiard, à mourir de rire. Diffusés sous formes de petits sketchs de quelques minutes, les Livres prennent peu à peu une tournure dramatique et la trame de l’histoire tend vers un contenu plus intéressant. Le Roi se voit contraint de rentrer en conflit avec Lancelot, son chevalier le plus fidèle mais secrètement amoureux de la Reine Guenièvre, qui va remettre en cause l’autorité royale et s’ensuivra une période pleine de doutes et une forte remise en cause du souverain de Bretagne. C’est pourquoi, le Livre VI revient sur la jeunesse de nos héros, afin d’expliquer les actes et les personnalités de chacun lors des Livres précédents. Alexandre Astier aurait pu se cantonner à poursuivre sur la lancée des premiers Livres et ne pas faire évoluer Kaamelott. Mais il réussit un tour de force, en prenant tout doucement un virage à 180° et en démontrant que Kaamelott n’est pas seulement une série humoristique, mais bel et bien une série dramatique avec un contenu fort. Peu importe que l’on rit moins dans le Livre V, par exemple, Astier a réussit à nous emmener là où il voulait aller et à montrer tout son génie. Ses personnages prennent de l’épaisseur, les situations évoluent et la série voit son profil changer. Par là même, il touche un tout autre public et élargit son champs d’action, afin de finir par une trilogie cinématographique, qui elle même touchera de nouveau de nouveaux spectateurs. Astier savait depuis longtemps comment il voulait faire évoluer sa création (télévision, cinéma et la tournure de son histoire). Qui peut se vanter d’avoir su faire cela?

Cette série est emmenée par Alexandre Astier donc, qui est créateur de la série et interprète du Roi Arthur, mais également scénariste, monteur et réalisateur des épisodes, compositeur et interprète des thèmes musicaux, et superviseur des versions étrangères. Il a su se faire reconnaitre de ses pairs, car nombres de comédiens connus ont voulu tourner dans Kaamelott, tel Pierre Mondy qui jour César dans le Livre VI. Autour de lui non pas une équipe, mais plutôt une famille. Une vraie famille puisque son père Lionnel Astier, sa mère Joëlle Sevilla, son demi-frère Simon Astier, la mère de Simon Josée Drevon, ont tous un rôle dans la série. Et en plus d’être acteurs, ils créent pour le théâtre et la télévision! Une famille de cœur également, puisqu’il s’entoure d’amis comédiens, notamment Jean-Christophe Hembert, ami très proche d’Alexandre Astier. Tous ces acteurs très talentueux participent au succès de la série, car l’on sent cette complicité à l’image. Une mention très spécial à Anne Girouard, qui joue Guenièvre et Franck Pitiot, qui interprète Perceval, qui sont tous les 2 à mourir de rire!

Je conseille vivement cette série, à voir depuis le début, qui est vraiment une petite merveille et pour une fois, c’est français!

kaamelott Kaamelott – Livre VI

Année de production : 2009

Pays de production : France

Réalisateur : Alexandre Astier

Acteurs :  Alexandre Astier (Le Roi Arthur) – Anne Girouard (Guenièvre) – Patrick Chesnais (Sallistius) – Pierre Mondy (César) – Emmanuel Meirieu (Manilius) – Franck Pitiot (Perceval) – Jean-Christophe Hembert (Karadoc) – Jacques Chambon (Merlin) – Lionnel Astier (Léodagan) – Joëlle Sevilla (Séli) – Valeria Cavalli (Aconia) – Thomas Cousseau (Lancelot)

 

Apocalypse – La 2ème Guerre Mondiale 11 octobre 2009

Filed under: Séries Télévisées — lalydo @ 15:24

« 50 millions de morts, deux fois plus de civils que de militaires »… Triste bilan de cette deuxième guerre qui a ravagé le monde, pour assouvir les délires d’un fanatique qui se voyait régner sur l’ensemble du globe.

Ce documentaire en 6 parties, réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, est tiré d’images d’archives dont 50% sont inédites. Ces images sont extraites de documents amateurs, d’images de propagande, des champs de batailles, de l’intimité de ceux qui ont fait cette guerre… et ont été, pour pratiquement la totalité, restaurées et recolorisées. Ces images, sur lesquelles la musique de Kenji Kawai et la voix de Mathieu Kassovitz viennent se poser, apportent un nouveau témoignage sur ces évènements.

L’actualisation des images permettent en effet de mieux se projeter dans la réalité des faits. Les images souvent de mauvaise qualité et en noir et blanc, ne pouvaient pas être aussi parlantes pour les générations qui n’ont pas connu cette guerre. De plus la musique et les commentaires, permettent de se plonger au coeur de l’action, de la peur et d’être encore plus happé par les images.

Ce documentaire est vraiment exceptionnel et extrêmement bien réalisé. Il traite son sujet sur tous les fronts, aussi bien sur le sol européen que sur la conflit américano-japonais. De mémoire de lycéenne, je ne me souvenais pas d’autant de faits relatés dans nos cours d’histoire. Sur le plan pédagogique, cette réalisation devrait être présentée dans les lycées afin que les élèves comprennent mieux l’étendue du désastre.

J’ai vraiment apprécié le travail titanesque de ces 2 réalisateurs. Tout est basé sur des images réelles, sans aucune reconstitution ou extravagance cinématographique, et les témoignages, pour la plupart des lettres, des journaux intimes ou des conversations, sont lus par le commentateur . Cette lecture apporte une dimension dramatique, car lue par une personne neutre et nous permet de mieux nous imprégner de ces paroles.

C’est vraiment un documentaire que je conseille, qui change de tout ce que l’on avait pû déjà voir jusqu’ici, un véritable choc mais nécessaire pour comprendre ce qu’on vécues les générations qui nous précèdent.

1ère partie : L’agression

2ème partie : L’écrasement

3ème partie : Le choc

4ème partie : L’embrasement

5ème partie : L’étau

6ème partie : L’enfer

Pour plus de renseignements voir le site de France 2

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« Cette série est dédiée aux victimes de tous les totalitarismes. »