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38 Mini Westerns (Avec Des Fantômes) 26 octobre 2011

38 Mini Westerns (Avec Des Fantômes) de Mathias Malzieu

Difficile de résumer ce livre tant ces 38 nouvelles nous emmène dans tous les délires de Mathias Malzieu!

J’ai découvert cet auteur avec Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, son deuxième ouvrage, un roman magnifique mêlant émotion et onirisme, puis avec La mécanique du coeur dans lequel il asseyait son univers, tout en le relayant en musique avec ces albums Monsters in Love et La mécanique du coeur. J’ai tout de suite été embarquée par cet auteur-compositeur et écrivain de talent et j’avais hâte de découvrir son premier opus, recueil de 38 nouvelles.

Ce que j’aime avec Mathias Malzieu, c’est son univers à la Tim Burton, fantasque, onirique, poétique et si proche de l’enfance. Chaque nouvelle est une petite aventure dans l’imaginaire déjanté de l’auteur et il est difficile de ne pas se prendre au jeu et de partir avec lui dans ses délires. Délires qui finalement sont de petites perles qui adoucissent la réalité.

J’ai trouvé ces nouvelles, qui vont de quelques lignes à quelques pages, assez inégales dans l’ensemble. J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale qui se dégage de ce livre mais autant j’ai littéralement accroché sur certaines, autant j’ai eu plus de mal avec d’autres. Si je n’avais pas lu ses 2 ouvrages suivants, je ne sais pas si j’aurais adhéré de la même manière. Certaines nouvelles me donnent l’impression d’ébauches d’idées jetées çà et là qui mériteraient que l’on y consacre plus de profondeur. Pour autant, cette lecture est divertissante et l’imagination de l’auteur tellement foisonnante que l’on ne s’ennuie jamais. Je ne regrette pas du tout cette découverte qui regorge de jolies petites pépites, dans laquelle il est question de fées-lustres, de machine à rêve, de pâte à bisous, de fantômes de papier… en bref un monde fantasque et poétique qui m’attire en littérature comme au cinéma.

Pour une première expérience littéraire, Mathias Malzieu s’en tire très bien et ce livre annonce un univers bien marqué que l’on retrouve dans tout ce qu’il touche. Si je peux vous donner un conseil, ne commencez pas par celui-ci mais gardez-lui une petite place, il vous fera voyager tout de même dans l’imagination débordante d’un artiste de talent!

Merci à Mélanie de m’avoir permis de découvrir ce titre grâce à son article! 😉

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Matchs de la rentrée littéraire avec PriceMinister : Tuer le Père 19 octobre 2011

A l’occasion des Matchs de la rentrée Littéraire organisé par PriceMinister, j’ai eu l’occasion de recevoir une nouveauté que j’attendais avec beaucoup d’impatience et d’appréhension.

Tuer Le Père d’Amélie Nothomb

Lors d’un tournoi de poker, Amélie Nothomb remarque 2 hommes. L’un, joueur habile, semble totalement ignorer le second, qui lui, est totalement absorbé dans l’observation du premier. Un témoin se met alors à lui raconter l’étrange histoire qui lie ces 2 américains. Ce sont en réalité 2 des plus grands magiciens de ce monde et leur histoire n’est pas des plus banales. Amélie Nothomb nous entraîne à Reno, aux Etats-Unis dans le monde méconnu de la magie..

Comme je vous le disais au début, j’attendais ce dernier roman Tuer Le Père avec un mélange d’impatience et d’appréhension. Impatience car j’ai connu d’excellents moments avec les livres d’Amélie Nothomb. Appréhension car, à contrario, elle m’a aussi beaucoup déçu, notamment avec le dernier que j’ai lu d’elle Le Voyage d’Hiver (dont je vous parlais ici).

Avec Tuer le Père, j’ai enfin renoué avec l’auteur. J’ai dévoré ce livre (en 1h30, comme d’habitude c’est extrêmement court) et j’ai vraiment été surprise par le choix de son thème. Bien que l’on retrouve la « patte Nothomb » dans cette histoire, j’entends parle là que l’on retrouve ces sujets de prédilection (la fascination et la répulsion, les rapports humains souvent complexes…), j’ai aimé que pour une fois elle nous entraîne sur un terrain moins scabreux qu’à l’accoutumée.

Pas de prénoms tordus, des situations moins tirées par les cheveux, j’ai aimé la simplicité (malgré les rapports toujours aussi complexes qui existent entre Joe et Norman les 2 personnages principaux) de ce nouveau roman. On retrouve l’excentricité de l’auteur dans le dénouement et je trouve que c’est justement à ce moment là que cela prend tout son sens. De plus, contrairement au précédent titre que j’avais lu, que j’avais trouvé bâclé, survolé, sans saveur…, je suis vraiment entrée dans l’histoire que j’ai trouvé, cette fois, travaillée avec une intrigue bien ficelée et surtout sans prise de tête.

J’ai aimé sa version du complexe d’Oedipe , sa vision des rapports père-fils qu’elle n’avait pas encore, il me semble, abordé. Ses personnages sont très bien construits , surtout celui de Joe, complexe, perfide et manipulateur à souhait. Pour une fois, j’ai même éprouvé un certain attachement envers ses protagonistes, bien plus humains et proches de la réalité.

Une très très bonne surprise qui me rabiboche vraiment avec cet auteur prolifique mais souvent inégal. 2011 est un bon cru pour Nothomb! 😉

Un grand merci à PriceMinister et son opération les Matchs de la rentrée littéraire qui m’a permis de passer un bon moment avec ce livre, que vous pouvez retrouver en cliquant sur Tuer le Père!

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Je vous rappelle que vous pouvez toujours participer aux concours des 2 ans du Lalydo’s Blog :

La Boutique Du Rangement jusqu’au 20 Octobre,
Un Oiseau sur la Branche jusqu’au 21 octobre,
Urban Wasabi jusqu’au 22 Octobre,
Les Filles du Sud jusqu’au 23 Octobre,
Rebecca Cosmétiques jusqu’au 24 Octobre
(Oh la la!) jusqu’au 25 Octobre.

Et si vous voulez gagner encore plus de cadeaux, c’est chez Maman@home qui fête aussi ses 2 ans!

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De L’Eau Pour Les Éléphants 5 octobre 2011

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De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen

Pendant la Grande Dépression Jacob Jankowski, étudiant vétérinaire, perd ses parents dans un accident de voiture et voit tout son avenir s’effondrer. En plein examen, il fuit et se retrouve à grimper dans un train. Ce train n’est autre que la caravane d’un des plus grand cirque des Etats-Unis. Il va intégrer le cirque et découvrir l’envers du décor loin des paillettes et du strass de la piste aux étoiles.

Comme souvent, c’est la sortie du film qui m’a attiré vers le livre. J’ai tout de suite été très attirée par le thème et l’univers des cirques d’antan.

Bien loin de ce que l’on peut s’imaginer d’un cirque d’aujourd’hui, le livre nous entraîne dans un univers très hiérarchisé où le « marche ou crève » est le maître mot. Avec Jacob, le narrateur, on plonge tête baissée dans ce milieu totalement inconnu, dans lequel il va connaitre ses premières émotions, ses premières désillusions mais aussi ses premières révoltes. Car malgré une histoire d’amour qui se crée au fil des pages, le fil conducteur reste bel et bien le monde du cirque et sa survie en pleine crise de 1929. La découverte de ce monde n’est pas rose mais la réalité de ce récit fait sa grande force et renforce sa crédibilité. Avec le narrateur, on s’émeut, s’indigne et découvre une palette de personnages aussi bien attachants, qu’haïssables. Grâce à ses personnages bien marqués, Sara Gruen réussit à nous entraîner dans l’histoire jusqu’à ne plus pouvoir lâcher le livre.

Extrêmement bien documenté (et pour le version poche, agrémentée de photos d’époque), ce livre est un bel hommage à ces travailleurs qui ont fait vivre le cirque tant dans les coulisses que sur la piste. Rien ne nous ait épargné que ce soit au nouveau de la magie que de la violence du quotidien et des difficultés de vivre cette vie de nomade, en pleine crise économique. C’est sûrement ce travail minutieux effectué en amont de ce roman, qui rend ces personnages aussi attachants et l’histoire aussi fascinante.

J’ai eu peur de découvrir une histoire mièvre, tournant autour d’une histoire d’amour trop prévisible, mais il est bien plus profond que cela. Les relations humaines y sont bien racontées et ainsi que l’attachement des hommes aux animaux si durement traités, juste pour amuser la galerie. Avec ces derniers, on ne tombe à aucun moment dans le pathos mais la dure réalité de leur condition nous prend bel et bien aux tripes.

Un roman comme je les aime. Il a réussi à chaque page à m’emmener avec lui et derrière une réalité difficile se cache l’espoir. Une très belle histoire.

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L’Elegance du Hérisson 19 septembre 2011

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Ça fait longtemps que je n’ai parlé d’un peu de littérature… il faut que je me rattrape, j’en ai plein dans ma besace!

L’Elegance du Hérisson de Muriel Barbery

Renée est concierge dans un riche immeuble parisien. Sous ses apparences totalement quelconques, elle cache une rare intelligence et une immense culture. Paloma a 12 ans et habite cet immeuble. En marge de tout ce qui l’entoure, elle a décidé de ne pas se conformer et veut mourir le jour de ses 13 ans.

Ce roman paru en 2006 a été un vrai succès et a même, par la suite, été adapté au cinéma sous le titre Le Hérisson, avec Josiane Balasko. Je n’ai pas vu le film mais c’est en entendant parler que j’ai découvert, de fil en aiguille, le livre.

Cette histoire, ces histoires mêmes, de 2 personnes que tout oppose (classe sociale, âge…) m’a vraiment tapé à l’œil car je sentais une belle découverte de 2 âmes écorchées vives. Mais à la fermeture de ce livre et même encore quelques semaines plus tard, mon avis reste mitigé.

Muriel Barbery nous livre deux beaux personnages aux personnalités très brillamment décrites et qui peinent à trouver leur véritable place dans le monde qui les entoure. Malgré cela, je n’ai pas réussi à m’attacher réellement aux personnages. Les histoires, dans un premier temps mises en parallèle, sont entrecoupés de beaucoup trop (à mon goût je précise) de réflexions philosophiques sur la vie, qui ont fini par me perdre dans des méandres que je n’avais pas envie d’aller visiter. Une belle écriture, quoique parfois un peu suffisante, qui est difficile à suivre. Ce qui a rendu mon attention très délicate à capter dès le départ alors que j’étais très intéressée par ces 2 protagonistes. Ce n’est que sur la fin, quand leurs chemins se rejoignent et que d’autres personnages tout aussi intéressants se joignent à l’histoire, que j’ai eu du mal à reposer le livre. Malheureusement, ce que j’attends d’un livre ce n’est pas qu’il me captive au dernier tiers… j’ai besoin d’être portée durant une bonne partie de ma lecture, même si cela ne se fait pas dès les premières pages.

Pourtant (et c’est là que je vous parle vraiment d’un avis mitigé), c’est un livre que je pourrais conseiller mais qui ne correspond peut être pas à tout le monde. Une impression en demi-teinte donc pour ce roman.

Si vous l’avez lu, j’aimerais beaucoup connaitre vos avis!

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Vingt-Quatre Heures de La Vie D’Une Femme 13 juillet 2011

Vingt-Quatre Heures de la Vie d’une Femme de Stefan Zweig

Au début du 20° siècle, dans une pension de famille respectable de la Côte d’Azur, un scandale surgit. Une femme s’enfuit, laissant mari et enfants, avec un jeune homme rencontré la veille. Seul le narrateur tente de comprendre, ce qui lui attire les confidences d’une lady anglaise, qui se remémore avoir vécu une passion semblable des années plus tôt.

J’ai longtemps été attirée par Stefan Zweig mais en même temps frileuse, car je redoutais une lecture difficile. Je me suis donc lancée avec ce roman et j’ai été très agréablement surprise par le style résolument moderne de l’écriture.

Zweig nous parle d’un temps révolu (en occurrence le sien), d’autres mœurs mais réussit par la fluidité de son écriture à rendre cette histoire intemporelle et résolument contemporaine.

De même, ses descriptions et surtout la psychologie de ses personnages nous embarquent très vite dans ce court roman qu’on ne lâche plus. Les différents sentiments de Mrs C., la lady anglaise, sont tellement justes, que les lignes du livre sont avalées très vite et avec avidité. Le panel d’émotions explorées est extrêmement large et surtout décrit d’une manière extrêmement juste.

La finesse de l’analyse psychologique de ces personnages et son absence de jugement envers eux, font de ce roman une belle réussite et une histoire intemporelle dans laquelle tout à chacun peut se reconnaitre encore aujourd’hui, près de 85 ans plus tard.

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La Solitude des Nombres Premiers 29 juin 2011

La Solitude des Nombres Premiers de Paolo Giordano

Mattia est passionné de mathématiques. Pour Alice, c’est la photo. Ils ne se sentent pas à leur place dans ce monde et c’est cette solitude et leurs blessures d’enfance qui vont les rapprocher.

J’ai découvert ce livre chez Mylittlediscoveries et elle en a tellement bien parlé que j’ai tout de suite eu envie de le lire (comme les 3/4 des livres qu’elle évoque sur son blog d’ailleurs 😉 !).

L’histoire de l’amitié entre ces 2 êtres fragiles et malmenés par des blessures d’enfance est extrêmement prenante. Le style d’écriture de Paolo Giordano est saisissante et on a toujours envie d’en savoir plus sur eux. Ce roman est bref, va à l’essentiel sans faire dans le pathos ni dans la caricature, nous laisse des brides de leur histoire en attisant notre curiosité sans jamais en faire des tonnes. Ce qui rend Mattia et Alice encore plus intéressants, c’est qu’il reste des parts d’ombres qui permettent de s’interroger et s’intéresser toujours plus à ces êtres atypiques.

La relation qui se noue entre eux est très intéressante car à leur image : bancale, frustrée… ils se trouvent, se perdent, se retrouvent… et continuent de se chercher même à l’âge adulte. J’ai aimé le point du vue assez objectif que pose l’auteur sur ses 2 protagonistes. Il garde une certaine distance vis-à-vis d’eux, afin de garder un œil plus juste, plus vrai sur leur personnalité et j’ai aimé cette façon de présenter l’adolescente et la difficulté de la traverser, sans jugement ni apitoiement.

Ce livre est très poignant et réaliste, les personnages touchants et authentiques, l’écriture vive et juste. Un roman court mais efficace, que je ne peux que conseiller.

Si vous êtes flemmards, l’adaptation cinématographique est sortie en 2010. 😉

Alors, cette histoire? Lue? Vue?

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L’Ombre du Vent 15 juin 2011

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L’Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon

1945, à Barcelone. Lorsque son père l’emmène au Cimetière des Livres Oubliés, Daniel Sempere, 8 ans, choisit parmi tous les ouvrages présents L’ombre du vent de Julian Carax. Ce livre « sauvé » du cimetière, il devra le protéger envers et contre tout. Cette histoire est une révélation pour le jeune garçon qui cherche à en savoir plus sur son auteur. Mais personne ne semble avoir entendu parler de ce Julian Carax, exilé en France quelques années plus tôt, et dont tous les livres ont été brûlé par un mystérieux homme. Homme qui, rapidement, tente également d’intimider Daniel. Plus les années passent, plus la curiosité de Daniel envers Carax grandit et plus il cherche à en savoir plus sur son auteur fétiche.

Quand j’ai lu la critique d’Inès du blog Le Monde d’Inès, j’ai tout de suite eu envie de le lire (j’en avais d’ailleurs parlé lors de ma semaine chez Oh Les Girls!). Et je ne regrette pas cet achat!

L’histoire est réellement captivante. Tout d’abord pour l’histoire de Daniel que nous voyons grandir, se chercher aussi bien sur le plan émotionnel que spirituel. J’ai aimé l’attachement de l’enfant pour son premier livre qui l’a bouleversé et qui l’a suivit toute sa vie au point de devenir obsédé par tout ce qui entoure ce livre et son auteur. Ensuite pour toute l’histoire de Julian Carax que l’on découvre en parallèle, en même temps que Daniel. Et pour les similitudes entre les 2 histoires et l’identification du jeune lecteur envers son auteur et sa vie.

Carlos Ruiz Zafon réussit à nous embarquer dans une histoire, qui au premier abord n’a rien d’extraordinaire mais, qui au fil des pages se révèle passionnante. On s’attache tellement au jeune Daniel que, comme lui, on veut en savoir plus. De plus, ce roman teinté d’un peu de polar, d’histoire et de fantastique, arrive en un seul livre à combler beaucoup de lecteurs par sa grande diversité.

J’ai aimé l’histoire qui nous ai conté et la façon dont l’auteur entremêle les 2 histoires (celle de Daniel et celle de Julian). Le parallèle fait entre les 2 existences, leur quête d’identité, leurs rapports aux parents, leurs premiers émois amoureux, tout cela contribue à la force de ce roman. De plus chaque personnage secondaire est magnifiquement bien écrit. Les relations humaines sont extrêmement bien décrites et vraies, on s’attache très vite chacun d’entre eux. Ils ont tous un rôle à jouer, soit dans la vie des personnages principaux, soit dans la quête de Daniel, ils sont bien définis et ne nous laissent pas insensibles. Car ce roman est également un beau concentré d’émotions et cela contribue encore plus à nous rendre vite accros!

Je ne connais pas l’Espagne ni Barcelone mais les description très réaliste de Zafon m’ont fait plonger dans les lieux les 2 pieds dedans. J’avais l’impression d’y être et du coup, maintenant je n’ai plus qu’une envie : y aller!

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette histoire réellement « ensorcelante » et je vous conseille de vous plonger dans les 650 pages de ce roman!

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