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Shrek 4 – Il était une Fin 31 décembre 2010

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Une année se termine, une saga aussi!

Shrek 4 – Il était une Fin

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…Pas chez Shrek! Alors que tout va le mieux dans le meilleur des mondes, Shrek s’ennuie. Les enfants, le train-train quotidien… il regrette le temps où il était redouté. Il rencontre le nain Tracassin qui lui en veut depuis des années d’avoir sauvé Fiona. Il lui propose alors un marché : une journée d’ogre répugnant sans femme et enfants contre une journée de la vie de Shrek. Le pacte s’avère quelque peu vérolé…

Enfin une saga qui sait s’achever! Je suis d’avis que toutes les bonnes choses ont une fin et qu’il faut savoir s’arrêter. Shrek a toujours su être drôle et innovant, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir devant les différents épisodes, mais j’ai horreur des films qui continuent indéfiniment et finissent par saouler. Shrek en était encore loin mais je trouve que ce dernier épisode commençait à montrer un peu d’essoufflement.

C’est toujours aussi drôle, le graphisme est encore  pus beau (le détail dans les poils de l’âne ou du chat sont impressionnants), mais malgré tout la surprise n’est plus au rendez-vous. Au même moment était sorti Toy Story 3 et pour une suite, je l’ai trouvé bien plus innovante et drôle que ce film. J’ai bien ris, comme avec les 2 précédents, mais j’avoue ne pas avoir pris autant de plaisir qu’avec le premier. Le premier était vraiment un ovni à l’époque dans les films d’animations et cet aspect nouveau m’avait énormément plu. On sent que le filon est un peu usé et que le scénario n’est pas aussi bien ficelé, peut être plus au profit d’un schéma conventionnel qui le rend plus passe-partout.

Malgré tout, un bon film d’animation qui se regarde avec facilité et plaisir mais j’en attendais plus des studios Deamworks!

Shrek 4 – Il était une Fin

Année de production : 2010

Pays de production :États-Unis

Réalisateur :Mike Mitchell

Voix originales : Mike Myers (Shrek) – Eddie Murphy (L’âne) – Cameron Diaz (Fiona) – Antonio Banderas (Le Chat Potté) Walt Dohrn (Tracassin)

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Harry Potter et Les Reliques de La Mort – Partie 1 26 novembre 2010

Harry Potter et Les Reliques de La Mort – Partie 1

Voldemort sème de nouveau la terreur. Harry ne sera bientôt plus protégé par le sacrifice de sa mère. Il devient urgent pour le jeune sorcier, aidé de ses 2 amis Ron et Hermione, de terminer le travail commencé par Dumbledore : trouver les Horcruxes et ainsi anéantir le Prince des Ténèbres. Mais les Mangemorts veulent à tout prix la peau de celui-qui-a-survécu…

Ça y est!!! IL est sorti! Depuis le temps qu’on l’attendait (enfin moi surtout)… j’ai enfin pu retrouver Harry Potter au cinéma.

Je suis une grande fana des livres mais j’ai toujours pris les films comme un élément bien à part, en tentant (tant que cela est possible) d’éviter les comparaisons. C’est très difficile quand on a adoré les bouquins mais j’ai toujours attendu avec autant d’impatience les adaptations. J’ai parfois été très déçue. Mais cette fois, j’attendais du grand, du beau, du sublime 😉 surtout parce que le film est en deux parties. Le dernier tome mérite ces 2 volets car l’histoire est complexe et tous les éléments sont importants pour bien comprendre le dénouement. Je regrette que ce parti-pris n’ait pas été celui de La Coupe de Feu et L’Ordre du Phoenix (je l’ai moins ressenti sur Le Prince de Sang-Mêlé)  qui, à mon sens, ont souffert de coupes bien trop drastiques pour la compréhension totale de l’histoire. Bien entendu, depuis la sortie d’Harry Potter et les Reliques de la Mort en livre il y a 3 ans, je n’ai pas remis le nez dedans pour éviter toute mauvaise surprise…

Alors pour ce film, que dire… Il est tout bonnement GÉNIAL!!! Bon j’exagère peut être un peu, mais il fait partie des meilleurs. Proche de l’histoire originale, il a le mérite d’explorer correctement l’intrigue (ce qui nécessite effectivement 2 films) et de bien mettre en avant tous les éléments importants. Au risque parfois, de paraitre un peu long (mais le livre comporte lui aussi quelques passages longuets), ce premier volet met en place les éléments qui se dénoueront dans le second. David Yates prend le temps de creuser ses personnages, de leur donner plus de profondeur. Ils paraissent plus adultes bien sûr, mais plus torturés, plus sûrs d’eux face à la menace. Finis les adolescents, place aux jeunes adultes! Et il suffit de voir la carrure de certains pour bien le comprendre ;)!

Question ambiance, depuis le dernier volet, c’est beaucoup plus sombre. J’ai vraiment eu la sensation de retrouver l’esprit noir du livre. Plus rien ne va, le monde est dévasté et tout à l’image le montre, que ce soit dans le choix de la mise en scène, de la photographie, de la psychologie des personnages… Pour cela, le réalisateur a su rester fidèle au roman de JK Rowling. Sur certaines scènes, la caméra à l’épaule ajoute à la tension, c’est moins statique, plus proche de l’action et j’ai vraiment apprécié cette nouvelle approche.

Les effets spéciaux sont magnifiques, vraiment très impressionnants. Visuellement, il est vraiment très très beau. Je ne l’ai pas vu en 3D, mais certaines scènes doivent être conçues pour ce support. J’en ai vraiment pris plein les yeux pendant 2h30.

Je n’ai pas du tout été déçue. J’avais un peu peur (après tant d’attente, c’est le risque) mais j’ai vraiment aimé le parti-pris du réalisateur. Ce qui est bien, c’est Yates travaille quand même sur la saga depuis le cinquième épisode et cela se sent. Il connait ses personnages, son histoire et le spectateur est moins ballotté, ce qui est un peu le risque quand on change souvent de le commandant du navire. Il a su me faire rire, me faire trembler, me faire pleurer… j’ai été captivée du début à la fin, le temps est passé trop vite!

Il me faut maintenant errer comme une âme en peine jusque juillet pour voir enfin la seconde et dernière partie. Et si cela me fait comme à la lecture, il me faudra préparer les mouchoirs car je vais encore être triste de les laisser…

Harry Potter et Les Reliques de La Mort – Partie 1

Année de production : 2010

Pays de production : Etats-Unis, Grande-Bretagne

Réalisateur : David Yates

Acteurs : Daniel Radcliff (Harry Potter) – Rupert Grint (Ron Weasley) – Emma Watson (Hermione Granger) – Ralph Fiennes (Vodemort) – Alan Rickman (Severus Rogue) – Tom Felton (Drago Malefoy) – Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange) – Robbie Coltrane (Rubeus Hagrid)

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For the Birds 13 octobre 2010

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Pas grand chose de neuf à Lalydo’s Land… les préparatifs du mariage me prennent pas mal de temps  et je suis bien occupée au boulot. Vivement mes quelques jours de repos post-mariage!!!

Mais, mais… je ne vais pas vous laisser sans rien! Rien que pour moi vous, je vous mets un court-métrage Pixar dont je suis une grande fan et qui me fais toujours autant rire même après 30 visionnages : For The Birds!

Certains d’entre vous le connaissent sûrement, mais j’adore tellement ce film que j’avais envie de le partager avec vous! Un vrai petit bijou d’animation et bourré d’humour qui a reçu l’Oscar du  meilleur court-métrage d’animation en 2001.

Quand vous verrez des oiseaux sur des lignes électriques… vous ne les regarderez plus de la même manière! 😉

Et n’oubliez pas mon petit concours pour le premier anniversaire du Lalydo’s Blog!

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L’Arnacoeur 29 septembre 2010

L’Arnacoeur

Le métier d’Alex? Briseur de couple professionnel. Il ne séduit que des jeunes femmes malheureuses… c’est pourquoi quand on lui propose de faire capoter le mariage de Juliette, une riche trentenaire, il hésite. Le couple a l’air si heureux! Mais le père de Juliette lui propose une jolie somme pour aller au bout de la mission et cela arrangerait bien les affaires d’Alex qui a une forte dette envers un escroc…

Moi et les comédies romantiques, on peut dire que cela fait 2. Bien entendu, plus jeune en brave midinette je rêvais devant ce genre de films mais désormais cela m’est passé. Pourtant, devant les très bonnes critiques de ce film, je me suis décidée à voir ce film, ne serait-ce que pour Romain Duris… 😀

Et franchement, je n’ai pas été déçue! Même si comme toute bonne comédie romantique, on se doute de la façon dont cela va se terminer, on se laisse prendre par l’histoire et les situations. C’est rythmé, drôle, léger et très divertissant. On ne s’ennuie pas une seconde, les dialogues sont vraiment à se tordre de rire… bref j’ai passé un super moment! Et puis pour une fois, l’histoire sort un peu de l’ordinaire. Bien sûr, cela parle d’un chassé-croisé amoureux mais la base du scénario change du schéma habituel et rien que pour cela, c’est un vrai plaisir.

Et tout cela, servi par une bande d’acteurs excellents. Les seconds rôles sont à mourir de rire avec François Damiens en tête (si vous ne connaissez pas ses caméras cachées avec François l’embrouille, je ne peux que vous les conseiller!) et Romain Duris… haaaaaaaaa… Romain… 😉 Et ben il peut venir bousiller mon futur mariage quand il veut!!! Je l’attends bien volontiers! 😀 Charmeur, charmant, drôle… il est vraiment parfait!!! Mon côté midinette mis de côté, Duris est vraiment à la hauteur. Je ne pensais pas qu’il pourrait avoir un potentiel comique ni une telle aisance dans la danse! Par contre, Vanessa Paradis ne m’a pas bluffé plus que ça… Sympa, mignonne mais un peu insipide face à la troupe d’acteurs qui l’entoure.

Et je tire mon chapeau aux deux acteurs principaux qui offrent une magnifique scène de danse à toutes celles qui ont adoré Dirty Dancing! Souvenirs, souvenirs… 😉 (si vous voulez revoir la scène mythique du film d’origine, allez voir mon article : Petit + du Dimanche : Dirty Dancing)

Une jolie découverte pour un vrai bon moment de détente et de légèreté!

L’Arnacoeur

Année de production : 2010

Pays de production : France

Réalisateur : Pascal Chaumeil

Acteurs : Romain Duris (Alex) – Vanessa Paradis (Juliette) – Julie Ferrier (Mélanie) – François Damiens (Marc) – Hélèna Noguerra (Sophie) – Andrew Lincoln (Jonathan) – Jacques Frantz (Van Der Becq)

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Mary et Max 22 septembre 2010

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Mary et Max

Mary, une fillette australienne de 8 ans, n’a pas d’amis. Un jour, elle décide d’écrire une lettre à un américain pour en avoir plus sur le pays. S’ensuit une correspondance sur plus de 20 ans avec Max, un new-yorkais atteint du syndrome d’Asperger.

J’ai été très surprise en découvrant ce film. J’avais vu la bande annonce bien sûr, mais je ne pensais pas me retrouver face à ce genre d’histoire. On part d’un schéma « classique » : une petite fille, qui n’a pas d’amis, envoie un jour une lettre à un parfait inconnu et noue une correspondance avec celui-ci. Seulement, cet inconnu est atteint d’une maladie proche de l’autisme qui affecte énormément sa vie sociale : il a peur des autres et les angoisses de ses congénères le terrifient. Il est aussi question d’alcoolisme, de suicide, des différences, de la place de chacun dans la société… bref, on est loin des contes enfantins! J’ai donc été agréablement surprise par les thèmes abordés, qui nous changent un peu des bluettes que l’on nous sert habituellement.

Techniquement, ce film est une merveille. J’ai toujours été fascinée par l’animation en pâte à modeler et c’est, une fois encore, une réussite. Chaque univers est défini par une dominante de couleur sombre (marron pour Mary et gris pour Max) qui définit bien les personnages et accentue leur incapacité à trouver leur place dans la société qui les entoure, comme si ces couleurs mettaient l’accent sur leur tristesse, sur le poids qu’ils trainent. Seules quelques petites touches de couleurs égayent l’image comme lorsqu’ils reçoivent leurs lettres ou leurs cadeaux. Ce film est vraiment très beau et réussi à créer son propre univers.

Côté scénario, je suis moins emballée. Les thèmes abordés sont vraiment très intéressants (j’ai appris ce qu’était le syndrome d’Asperger) et l’histoire mêle humour et dramaturgie avec beaucoup de brio. Malgré tout, passé la première 1/2 heure, j’ai trouvé que le film se trainait en longueur sans jamais vouloir aller vers la conclusion. Il est vrai que les thèmes abordés ne méritaient pas une fin bâclée avec légèreté, mais à un moment j’ai décroché et j’ai eu du mal a rester captivée par l’histoire. Au début, on rit, on s’émeut mais il arrive un moment dans le film, où je n’ai plus trouvé d’émotions et j’ai fini par m’ennuyer. Ce qui est vraiment dommage car le sujet est vraiment très très intéressant et surtout très actuel.

Un film film que je conseille vraiment aux plus grands, c’est un joli film d’animation!

Mary et Max

Année de production : 2010

Pays de production : Australie

Réalisateur : Adam Elliot

Voix originales : Toni Collette (Mary) – Philip Seymour Hoffman (Max) – Barry Humphries (le narrateur)

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Inception 13 septembre 2010

Inception

Dom Conn excelle dans son métier. Son métier? Il vole les informations secrètes enfouies dans le subconscient en entrant dans les rêves de ses victimes. Cela s’appelle l’extraction. Très recherché pour ses talents, il l’est aussi en tant que fugitif. Une de ses victimes, Saito, lui propose un marché pour retrouver sa liberté : pratiquer l’inception. A savoir profiter d’un rêve pour faire entrer une idée dans le subconscient d’une personne. Une mission à risque, qu’il décide de mener avec une équipe composée des meilleurs éléments dans leur domaine.

Waouh! Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait pas scotché autant sur mon siège, que ce soit au niveau du scénario, des effets spéciaux et du suspens!

Le scénario est bien écrit, intelligent, captivant et ne laisse pas à notre cerveau le temps de se reposer! Dans les derniers films que j’ai vu, il y a toujours un moment où je décroche, ne serait-ce que légèrement. Là, pas le temps et surtout pas l’envie! Une intrigue pointue, très travaillée et surtout cohérente. C’est vrai qu’il faut rester très attentif mais c’est malgré tout abordable, rien de super farfelu dans cette histoire. A imbriquer les rêves dans les rêves, à mélanger rêves et réalité, on pourrait se perdre… Mais non! Christopher Nolan parvient à nous captiver tout en nous poussant à la réflexion.

Quant aux effets spéciaux, ils sont tout bonnement bluffants et surtout très réalistes, un vrai travail de titan. Les effets spéciaux aux services de l’histoire et non l’inverse, pour un blockbuster, c’est suffisamment rare pour être souligné. D’ailleurs, en parlant de blockbuster, pour une fois que c’est intelligent… ça vaut aussi la peine de le souligner! 😀

Et les acteurs? Parfaits. Je pense que les gens peuvent oublier l’image de jeune premier de Leonardo Di Caprio, il a depuis longtemps prouvé qu’il était un très bon acteur. J’ai eu peur que le rôle de Marion Cotillard ne soit qu’une pâle figuration dans l’ombre du personnage principal  mais elle apporte toute sa complexité au héros. Quant au reste du casting, chacun campe son personnage avec conviction et brio.

Je n’ai pas vu le temps passer mais malgré tout (ben oui, il faut bien qu’il y ait un mais sinon, ce ne serait pas drôle… 😉 ), il y a pour moi, un rêve de trop sur la fin. Car si le fait que les rêves s’imbriquent les uns dans les autres donnent toute sa force à l’histoire, je crois qu’il ne faut pas se perdre dans le too much… trop c’est trop! 😉

Et une fin (que je ne dévoilerais pas, rassurez vous!), qui laisse libre à chacun de se faire sa propre opinion… Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça au ciné et j’avoue que j’ai apprécié d’être emmenée par l’histoire, de me laisser prendre au jeu mais de façon intelligente et construite. Un film que je recommande absolument!

Inception

Année de production : 2010

Pays de production : États-Unis

Réalisateur : Christopher Nolan

Acteurs : Leonardo Di Caprio (Dom Cobà) –  Marion Cotillard (Mall) – Ellen Page (Ariane)  – Cillian Murphy (Fischer) – Joseph Gordon-Levitt (Arthur) – Michael Caine (Miles) – Tom Hardy (Eames) – Ken Watanabe (Saito) – Dileep Rao (Yussef)

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Gran Torino 8 septembre 2010

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Gran Torino

Walt Kowalski, un ancien de la guerre de Corée, vient de perdre son épouse. Cet homme bourré de préjugés, amer et mal aimable se retrouve seul dans un quartier de plus en plus occupé par des immigrés asiatiques qu’il méprise. Sa haine se voit renforcée lorsque son jeune voisin Hmong tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino. Pourtant, lorsqu’un gang tente de forcer de jeune Thao à les suivre, armé de son fusil Walt le défend. Sa vision va peu à peu changer.

Je ne connais pas très bien l’œuvre du réalisateur Clint Eastwood, mais le peu que j’en ai vu m’a toujours beaucoup impressionnée. J’ai adoré Minuit dans le jardin du bien et du mal, un très beau film aussi bien par l’intrigue que par son esthétique.

Gran Torino, n’est pas un film d’action, juste un film sur la vie ordinaire d’un homme qui vit rongé par le remord, usé par une vie dans laquelle il ne trouve plus aucun plaisir. Rien de palpitant dans le quotidien de cet homme qui, bourré d’à priori, met des barrière entre lui et les autres. Et pourtant, il suffit d’un évènement pour qu’il s’ouvre aux autres, pour qu’il se rende compte que malgré les différences de nationalités, on peut se reconnaitre dans nos voisins.

Le thème abordé, la xénophobie, n’est pas un thème nouveau, mais Eastwood en parle avec intelligence. Loin des des schémas habituels, il aborde le thème du racisme et surtout des préjugés avec beaucoup de finesse. Du coup, Walt, détestable au début, en devient attachant, car plus le temps passe, plus on comprend les failles de cet homme. De plus, ce rôle est très bien porté par le réalisateur lui-même, excellent dans ce personnage, qui lui apporte toute sa profondeur et sa complexité.

D’un point de vue technique, ce film est vraiment très bien réalisé, sans fioritures ni effets spéciaux en tous genres. Une mise en scène simple et efficace au service du scénario. Pas de temps mort, ni d’ennui, un final rempli d’émotion et malgré le sujet, aucune leçon de morale (parce que je trouve que les américains sont souvent très forts la-dessus!).

Un film simple, vrai, réel et juste excellent. A voir.

Gran Torino

Année de production : 2008

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Clint Eastwood

Acteurs : Clint Eastwood (Walt Kowalski) – Bee Vang (Thao) – Ahney Her (Sue) – Cristopher Carley (Père Janovic) – Doua Moua (Spider)

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La Rafle. 21 août 2010

La Rafle.

Paris, 1942. Alors que la France oscille entre collaboration et résistance, les juifs sont obligés de porter l’étoile jaune. Mais ce n’est rien à côté de la vaste opération de déportation organisée par Vichy, qui conduira 13000 juifs au Vélodrome d’Hiver, première étape française avant les camps de la mort des nazis.

Aucune objectivité dans ce qui va suivre, autant vous prévenir! Ce sujet me touche, je vous en ai déjà parlé (voir l’article La Vague) et c’est forcément plus difficile de voir ce film d’un œil neutre.

Il m’a été difficile de rester insensible devant ce film. Tout d’abord par le sujet. Rarement abordée, la rafle du Vel’ d’Hiv est pourtant un élément important de notre histoire. On a souvent tendance a oublier que la France a tenu un grand rôle dans la déportation des juifs, qu’il existait des camps comme à Drancy… Cela reste tabou et j’ai apprécié que la réalisatrice Roselyne Bosch, aborde ce thème. On a tendance à parler des allemands, de ce qui s’est passé en Pologne mais on garde le silence sur le rôle de Vichy dans ces évènements. Un choix judicieux, donc pour le thème de ce film, qui a éveillé ma curiosité.

Difficile de rester insensible également, avec le parti pris de réalisation, qui met en avant le point de vue des enfants. Au niveau historique, aucun enfant n’est revenu vivant des camps de la mort après cette rafle. C’est en regardant un documentaire que la réalisatrice s’est rendu compte qu’un enfant avait réussi à s’échapper. C’est ainsi qu’est né le personnage de Jo Weisman, du nom de cet enfant rescapé. J’ai trouvé ce parti pris intéressant, car il est rare dans les films que ce soit les enfants qui soient mis à l’honneur. De plus, ils sont super attachants, notamment le petit Nono, un adorable gamin plein de fraicheur et de spontanéité. De plus, Rose Bosch met bien en avant le fait que les enfants étaient comme les parents destinés à la mort. Cela est montré par les séquences du gouvernement, filmées de façon assez sinistre, pour bien ajouter à l’horreur de la situation. Autour d’une table, ces messieurs du gouvernement parlent de vies humaines comme du dernier film sorti en salles… J’ai bien aimé ce contraste entre ce qui se passait à Vichy, caméra posée, plans fixes, et ce qui se passait chez les « raflés », entre bonheur, rafle, horreur… avec une caméra proche des gens, à l’épaule.

Un film très émouvant mais qui pour moi ne tombe pas dans le pathos. Les acteurs n’en font pas trop, j’ai apprécié Gad Elmaleh, Mélanie Laurent et Jean Reno, dignes dans leurs personnages, qui ne nous font pas tomber dans le larmoyant malgré le sujet abordé, mais nous font vivre beaucoup d’émotions : l’optimisme vu par le père de Jo, comme beaucoup de juifs il ne voulait pas y croire, croyait en la France, la résignation vue par le médecin juif, qui comprend vite l’ampleur de la catastrophe et l’horreur vue par l’infirmière, qui prend peu à peu conscience de ce qui se passe sans vraiment vouloir y croire. Ajouté à tout cela, les policiers qui obéissent sans ne rien faire… on est dans l’Histoire, avec tous ces acteurs, les persécutés, les oppresseurs, les témoins… L’émotion vient par l’histoire, qui ne peut laisser insensible. Certaines scènes sont dures mais cela fait partie aussi de notre histoire, Histoire qu’il ne faut surtout pas oublier.

J’ai trouvé que ce film était une belle leçon d’histoire, pleine d’émotions, qui mérite d’être vu. Un bel hommage pour toutes ces familles décimées pendant l’Holocauste, un film qui nous rappelle que tout cela n’est pas si éloigné, que la folie des Hommes peut à tout moment reprendre le dessus.

La Rafle.

Année de Production : 2009

Pays de production : France

Réalisateur : Roselyne Bosch

Acteurs : Mélanie Laurent (Annette Monod) – Gad Elmaleh (Schmuel Weisman) – Jean Réno (Dr. David Scheinbaum) – Raphaëlle Agogué (Sura Weisman) – Hugo Leverdez (Jo Weisman) – Sylvie Testud (Bella Zygler)

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Coluche, L’Histoire d’un Mec 2 août 2010

Coluche, L’histoire d’un mec

Automne 1980. Alors qu’il fait salle comble tous les soirs au théâtre du Gymnase, Coluche décide, pour pousser la provocation et le rire toujours plus loin, de se présenter aux présidentielles de 1981. Très vite, les sondages mettent en avant sa popularité et les politiques commencent à se méfier fortement de l’amuseur publique.

C’est l’histoire d’un mec… enfin c’est l’histoire d’une année dans la vie d’un mec. Celle de sa présentation aux présidentielles. On y voit un comique, à qui tout réussit, au sommet de sa gloire, prendre la décision de se mesurer aux hautes sphères de la politique, juste pour rire. Et plus le temps passe, plus il doute, y croit, s’engage, se désengage… jusqu’à laisser tomber.

Le parti pris d’Antoine de Caunes, le réalisateur, de vouloir ne parler que de cette candidature, est très intéressant. Revenir sur une époque, finalement assez proche de celle que l’on vit actuellement, pendant laquelle la parole d’un comique avait autant, voire plus, de poids que les politiques. Face au ras-le-bol général, ce type fait rire les gens et leur donne un nouvel espoir. Oui mais… son utopie le confronte à des réalités bien plus complexes et il va finir par jouer aux jeux des politiques en tentant de rallier à sa cause les différents partis ou groupes. On le sent parfois distant, ce n’est bien qu’un jeu, désabusé devant tant d’inégalités, se prenant finalement (trop?) au jeu… et finalement prit au piège de son propre jeu. Ces aspects là du film m’ont bien plu.

Mais je trouve que le réalisateur n’est pas assez tranché à certains moments vis-à-vis de son personnage. Du coup, on n’arrive pas à se faire un avis sur l’homme, sur son véritable engagement, sa motivation réelle. Et ça m’a beaucoup gênée. Qui est-il vraiment? Un clown triste? Un mec vraiment engagé? (je mets à part les Restos du Cœur, leur apparition ne se faisant qu’en 1985) Un mec qui veut se faire plus de pub? Pas facile de se faire une véritable opinion.

Pas de parti pris non plus quant à la raison de son retrait. Peur? Complot? Il aurait pu aller plus loin mais de Caunes reste vraiment frileux par rapport à tout ce qu’il aborde. Du coup, beaucoup de choses avancées mais peu de vérités.

Les acteurs sont très bons, François-Xavier Demaison en tête, bien que sa prestation ne m’ait pas bluffé comme Marion Cotillard en Piaf ou Eric Elmosnino en Gainsbourg.

En bref un film qui aurait pu être intéressant mais qui est passé à côté de beaucoup de choses.

Coluche, L’histoire d’un mec

Année de production : 2007

Pays de production : France

Réalisateur : Antoine de Caunes

Acteurs : François-Xavier Demaison (Coluche) – Léa Drucker (Véronique Colucci) – Olivier Gourmet (Jacques, l’imprésario) – Laurent Bateau (Jean-Paul) – Alexandre Astier (Reiser) – Denis Podalydès (Jacques Attali)

www.restosducoeur.org

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American Psycho 21 juillet 2010

American Psycho

Un jeune homme a qui tout réussi cache une facette très sombre de sa personnalité. Séducteur et golden boy le jour, il se révèle être un tueur sanguinaire la nuit.

Je voulais voir ce film car c’est l’adaptation d’un roman du génial Bret Easton Ellis. C’est un des rares livres que je n’ai pas lu de lui, je voulais donc profiter du film pour le découvrir.

American Psycho c’est l’histoire d’un mec complètement dingue, qui tue avec une rare violence, mais qui sauve les apparences sous son assurance et sa réussite sociale. Qui pourrait deviner que Patrick Bateman, ce golden boy au dents longues, cache une folie sanguinaire? Sûrement pas son entourage. Et pourtant…

Le film est une parfaite caricature du merveilleux monde des affaires. Le personnage central est le point d’orgue de cette satyre : il ne rêve que de gloire, s’entretient physiquement, cherche la réussite sous tous les fronts… pour mieux cacher ses failles.

Un bon sujet mais malheureusement traité de manière trop brouillon. Ça commence pourtant bien : le personnage principal nous est présenté dans sa vie sociale et petit à petit on prend conscience de la folie sans limite de ce type. Mais à un moment, moi j’ai décroché. Même si la fin nous fait nous poser tout un tas de questions, je me suis bien demandé pendant la moitié du film où la réalisatrice voulait nous emmener. Connaissant l’œuvre de Bret Easton Ellis, je me serais attendue à autre chose. Plus de provocation, de violence, d’ambiguïté… car même si j’ai senti la patte de l’écrivain quelque part, c’était bien loin de son monde.

Quant à la fin (que je ne dévoilerais évidemment pas…), je ne sais pas quoi en penser. J’ai une impression de facilité, Rien de bien crédible, surtout quand ça surgit comme ça d’un coup, comme sorti d’un chapeau.

L’interprétation de Christian Bale est excellente, surtout dans les moments de folies. Quant aux autres acteurs, ils sont fades et sans grand intérêt. Un peu comme le film d’ailleurs.

Le meilleur moyen d’aller découvrir cette œuvre est de prendre le livre! On est jamais aussi bien servi que par un bon bouquin! 😉

American Psycho

Année de production : 2000

Pays de production : États-Unis, Canada

Réalisateur : Mary Harron

Acteurs : Christian Bale (Patrick Bateman) – Willem Dafoe (Donald Kimball) – Jared Leto (Paul Allen) – Chloe Sevigny (Jean) – Reese Witherspoon (Evelyn Williams) – Josh Lucas (Craig McDermott) – Samantha Mathis (Courtney Rawlinson)

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