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Kaamelott – Livre VI 7 novembre 2009

Filed under: Séries Télévisées — lalydo @ 13:15
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C’était un moment très très attendu : la suite de Kaamelott!!!

Kaamelott – Livre VI

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Ce qui va suivre est le résumé des 9 épisodes! Si vous ne voulez pas connaître la fin, passez directement au paragraphe suivant!

Ce livre retrace la vie du Roi Arthur, à Rome. Il s’appelait alors Arturus et était soldat dans la milice urbaine. De ses origines bretonnes il a tout oublié. Le sénateur Sallustius, dont les collègues ne cessent de se moquer face à ses échecs à répétitions pour soumettre la Bretagne, cherche une astuce pour renverser la situation. Il a vent d’une légende, qui raconte que celui qui saura retirer une épée d’un rocher deviendra le Roi de Bretagne. Voulant profiter de cette croyance, Sallustius cherche dans les soldats de César, un soldat originaire de Bretagne. Il rencontre Arturus et le nomme chef de guerre, afin que ce dernier serve ses plans et fédèrent les clans de Bretagne qui s’opposent à Rome. Pour cela, Arturus doit recevoir l’éducation d’une dame, Aconia dont il s’éprend et qu’il demande en mariage. Cette dernière accepte, bien que déjà mariée. En Bretagne, pendant ce temps, le bruit court que le fils de feu le Roi Pendragon, va revenir sur ses terres et retirer l’épée Excalibur du rocher. Des messagers vont à la rencontre du futur souverain et le prépare à la situation entre les différents chefs de clans et lui propose, pour apaiser les tensions, de s’unir à Guenièvre, la fille du Roi de Carmélide, Léodagan, ce qu’il accepte. Accompagné de son ami soldat Manilius, Arturus part en Bretagne tout d’abord pour remplacer le général romain présent (et mari officiel d’Aconia),  Macrinus, mais également pour rallier les bretons à sa cause et ainsi bouter les romains hors du sol breton. Bien que déçu par les soldats qui vont se joindre à lui et par le peuple en général, Arturus devient le Roi Arthur en retirant Excalibur du rocher et rejette le pouvoir des Romains. 15 ans plus tard, Arthur est entre la vie et la mort après sa tentative de suicide mais tente de fuir son royaume. Lancelot, influencé par Méléagant,  pourchasse tous les chevaliers du royaume. Il repart pour Rome, et va reprendre des forces dans la villa abandonnée d’Aconia, repartie pour la Macédoine avec son époux Macrinus, 15 ans auparavant.

Ce livre est le dernier de la série télévisée. Le livre VII sera porté sur grand écran, il nous faut donc attendre encore un petit peu pour voir la suite au cinéma!

Mais que dire de cette série tout simplement excellente? Tout d’abord je tire mon chapeau à Alexandre Astier, le créateur de Kaamelott. Il a su faire évoluer sa série comme jamais personne ne l’aurait fait. Ce qui n’était qu’au départ, une suite de sketchs sur les aventures du Roi Arthur et de ses Chevaliers de La Table Ronde en quête du Graal, est devenue une vraie comédie dramatique avec un sens et une histoire qui tient vraiment la route.

On reprend les premiers Livres (puisque c’est ainsi qu’il appelle les différentes saisons de Kaamelott) : Arthur est Roi de Bretagne et a créé La Table Ronde, sorte d’association de chevaliers, en quête du Graal. Malheureusement pour lui, il est entouré d’une équipe de bras-cassés qui se mettent dans des situations plus burlesques les une que les autres, teintées d’humour assez cynique, avec des réparties à la Audiard, à mourir de rire. Diffusés sous formes de petits sketchs de quelques minutes, les Livres prennent peu à peu une tournure dramatique et la trame de l’histoire tend vers un contenu plus intéressant. Le Roi se voit contraint de rentrer en conflit avec Lancelot, son chevalier le plus fidèle mais secrètement amoureux de la Reine Guenièvre, qui va remettre en cause l’autorité royale et s’ensuivra une période pleine de doutes et une forte remise en cause du souverain de Bretagne. C’est pourquoi, le Livre VI revient sur la jeunesse de nos héros, afin d’expliquer les actes et les personnalités de chacun lors des Livres précédents. Alexandre Astier aurait pu se cantonner à poursuivre sur la lancée des premiers Livres et ne pas faire évoluer Kaamelott. Mais il réussit un tour de force, en prenant tout doucement un virage à 180° et en démontrant que Kaamelott n’est pas seulement une série humoristique, mais bel et bien une série dramatique avec un contenu fort. Peu importe que l’on rit moins dans le Livre V, par exemple, Astier a réussit à nous emmener là où il voulait aller et à montrer tout son génie. Ses personnages prennent de l’épaisseur, les situations évoluent et la série voit son profil changer. Par là même, il touche un tout autre public et élargit son champs d’action, afin de finir par une trilogie cinématographique, qui elle même touchera de nouveau de nouveaux spectateurs. Astier savait depuis longtemps comment il voulait faire évoluer sa création (télévision, cinéma et la tournure de son histoire). Qui peut se vanter d’avoir su faire cela?

Cette série est emmenée par Alexandre Astier donc, qui est créateur de la série et interprète du Roi Arthur, mais également scénariste, monteur et réalisateur des épisodes, compositeur et interprète des thèmes musicaux, et superviseur des versions étrangères. Il a su se faire reconnaitre de ses pairs, car nombres de comédiens connus ont voulu tourner dans Kaamelott, tel Pierre Mondy qui jour César dans le Livre VI. Autour de lui non pas une équipe, mais plutôt une famille. Une vraie famille puisque son père Lionnel Astier, sa mère Joëlle Sevilla, son demi-frère Simon Astier, la mère de Simon Josée Drevon, ont tous un rôle dans la série. Et en plus d’être acteurs, ils créent pour le théâtre et la télévision! Une famille de cœur également, puisqu’il s’entoure d’amis comédiens, notamment Jean-Christophe Hembert, ami très proche d’Alexandre Astier. Tous ces acteurs très talentueux participent au succès de la série, car l’on sent cette complicité à l’image. Une mention très spécial à Anne Girouard, qui joue Guenièvre et Franck Pitiot, qui interprète Perceval, qui sont tous les 2 à mourir de rire!

Je conseille vivement cette série, à voir depuis le début, qui est vraiment une petite merveille et pour une fois, c’est français!

kaamelott Kaamelott – Livre VI

Année de production : 2009

Pays de production : France

Réalisateur : Alexandre Astier

Acteurs :  Alexandre Astier (Le Roi Arthur) – Anne Girouard (Guenièvre) – Patrick Chesnais (Sallistius) – Pierre Mondy (César) – Emmanuel Meirieu (Manilius) – Franck Pitiot (Perceval) – Jean-Christophe Hembert (Karadoc) – Jacques Chambon (Merlin) – Lionnel Astier (Léodagan) – Joëlle Sevilla (Séli) – Valeria Cavalli (Aconia) – Thomas Cousseau (Lancelot)

 

Tarte Poire – Chocolat 6 novembre 2009

Filed under: Recettes — lalydo @ 12:34
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Voici le dessert préféré de mon chéri, qui habituellement n’est pas trop bec sucré. Ça vaut donc le coup d’en parler!

Tarte Poire – Chocolat

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– 1 pâte brisée

– 1 grosse boite de poires au sirop

– 1 petit pot de crème fraîche (20cl)

– 1 cuillère à soupe bombée de farine

– 80g de sucre

– 3 oeufs

– 150g de chocolat à fondre

– de l’extrait de vanille

Préchauffer le four à 200/220°C (Th 6/7).

Mixer les poires sans le sirop (garder éventuellement une demi poire pour la déco). Ajouter les œufs un par un en mélangeant bien. Ajouter le sucre, la farine, la moitié du pot de crème fraîche et quelques gouttes d’extrait de vanille. Bien mélanger le tout.

Étaler la pâte brisée sur un plat, piquer le fond et déposer le mélange de poires dessus.

Mettre au four 35/40 min.

Une fois la tarte sortie du four, laisser refroidir et préparer le mélange au chocolat. Faire fondre le chocolat et ajouter le reste de la crème fraîche. Étaler ce mélange sur la tarte aux poires et laisser refroidir le tout. On peut ajouter de la poire en décoration.

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Et voilà!!! Miam-Miam!!! Bon appétit!

 

Millenium, le Film 5 novembre 2009

Filed under: Cinéma — lalydo @ 08:09
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Après avoir lu à la rentrée les 3 tomes de Millenium, il fallait bien voir :

Millenium, Le Film (Män som hatar kvinnor)

Mikael Blomkvist est journaliste économique en Suède et travaille pour le journal Millenium, dont il est également le cofondateur. A la suite d’un article, il est condamné à 3 mois de prison pour diffamation. Il décide de s’éloigner un peu du journal et c’est à ce moment là que se présente à lui Henrik Vanger, un riche industriel retraité, qui lui confie la mission d’enquêter sur ce qui est arrivé à Harriet, sa nièce, disparue brutalement en 1966, à l’âge de 16 ans. Lors de ses investigations, il va soulever bien des secrets dans la famille Vanger, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde. Il fera également la rencontre de Lisbeth Salander, une  redoutable enquêtrice et formidable hackeuse, tatouée des pieds à la tête et socialement incompatible avec le monde qui l’entoure, qui l’aidera à résoudre l’énigme des codes secrets du journal de la jeune fille disparue. L’enquête les amènera à faire d’effroyables découvertes.

Tout d’abord un mot sur la trilogie Millenium de Stieg Larsson. Comme tout le monde, j’avais entendu le battage médiatique autour de ces livres. Je me suis donc décidée à franchir le pas pendant mes vacances. Le premier, « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes », a été lu d’une traite. Bien qu’il soit long à se mettre en route, l’auteur pose les bases de son livre sur 150 pages, mais quand l’intrigue se met en place, on ne décroche plus. Idem pour le deuxième « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette ». On reprend les mêmes protagonistes mais l’intrigue est différente et comme pour le premier, une fois qu’on a le nez dedans, on ne lâche plus le livre. Quant au troisième « La reine dans le palais des courants d’air », pour ma part je n’ai pas du tout accroché. C’est la suite du deuxième tome,  mais franchement l’intrigue est très longue à se mettre en place et j’ai trouvé que l’histoire ne décollait pas. Celui-ci m’a franchement déçue. Le film est tiré du premier livre. Ce premier tome est indépendant des suivants et pourrait fonctionner seul, de même que les deux suivants fonctionnent ensemble.

Je ne vais pas pouvoir parler du film sans le comparer involontairement au livre que j’ai adoré. J’avoue que j’avais un peu peur du résultat. Forcément, quand on a lu un bouquin, que l’on a imprégné de son imaginaire et qu’en plus on a aimé, c’est toujours difficile de ne pas être déçu de sa version cinématographique. Le réalisateur a sa propre vision de ses personnages, des lieux… Mais là, j’ai aimé ce que Niels Arden Oplev a fait de ce film. Michael Nyqvist (Mikael Blomkvist) et Noomi Rapace (Lisbeth Salander) sont assez proches de l’image de que je m’étais faite des deux personnages principaux. De même pour les lieux et les situations, j’ai eu l’impression de me replonger dans l’atmosphère du livre. J’ai trouvé les acteurs justes, ressemblants bien aux personnages décrits dans l’ouvrage de Stieg Larsson, n’en faisant pas des tonnes et étant au service de leurs personnages, campant bien leurs rôles. Malgré tout, le réalisateur aurait dû insister un plus sur la relation entre les deux personnages principaux. Lisbeth n’est pas une personne qui laisse sa confiance facilement, et parce que Mikael ne la brusque pas et ne pose pas de question, il réussit à l’amadouer. Dans le film, cela parait plus simple que ça et cela m’a gênée, car ces traits de caractères et la relation qui se noue entre eux et même la façon dont cela se fait est très important pour bien comprendre le personnage de Lisbeth.

Il y a d’autres petits hics, comme des scènes qui se déplacent par rapport au livre, comme des scènes qui n’existaient pas dans le livre, ou bien encore certaines intrigues bien vite résolues toujours par rapport au livre… mais il faut bien être conscient que condenser 600 pages dans 2h30 de film, implique un parti pris. Qui n’aurait pas été le mien, forcément. Mais pour une fois, le parti pris du réalisateur ne nuit pas à l’histoire originale. Il ne coupe pas les scènes les plus importantes, il laisse de côté certains éléments qui finalement servent à poser l’histoire dans un livre mais qui là ralentirait la mise en place de l’intrigue. La seule chose qu’il écarte mais qui me semble importante est l’Affaire Wennerström. C’est à la suite d’un article, dans lequel il dénonce l’industriel de détourner de l’argent, que Blomkvist est condamné pour diffamation. Pourtant, cette affaire qui cause sa perte dès le début de l’histoire, est quelque peu mise de côté par le réalisateur alors le journaliste tient sa revanche sur environ les 100 dernières pages du livre, mais dans le film cette partie est vite balayée. Cet évènement permet pourtant à notre héros de redorer son blason et dans le film on ne comprend pas non plus l’importance de la collaboration de Salander à cette affaire. C’est un peu dommage.

Au départ, Millenium, Le Film ( ce titre me fait rire, on pourrait croire que le deuxième film, en préparation va s’appeler : Millenium, le retour du film…hihihihii), ne devait comporter qu’un seul opus, celui-ci. Les deux autres livres devaient être adaptés en téléfilms. Mais devant le succès commercial du film, les deux autres tomes vont finalement être tournés pour le cinéma. Sachant cela, cela doit être pour ça que dans quelques petites scènes, on découvre quelques éléments du passé de Lisbeth, qui ne nous sont dévoilésnormalement que dans le tome 2. Mais malgré tout, le film reste fidèle au livre. De même, cette histoire est assez réaliste et le film ne nous submerge pas d’effets spéciaux à l’américaine, il est tourné tout en simplicité, rendant notre plongée dans l’intrigue tout à fait naturelle et juste. Et de même, cela fait du bien de voir que pour une fois, ce ne sont pas les américains qui ont achetés les droits et que le livre écrit par un suédois, a été adapté par des suédois, joué par de suédois et tout cela en Suède! Je pense que cela a beaucoup contribué à la fidélité du film par rapport au livre.

Pour conclure, je suis maintenant impatiente de voir l’adaptation du tome 2! (Millenium, le film, le retour!!! :D)

millenium Millenium, le film (Män som hatar kvinnor)

Année de production : 2009

Pays de production : Suède – Danemark

Réalisateur : Niels Arden Oplev

Acteurs : Michael Nyqvist (Mikael Blomkvist) – Noomi Rapace (Lisbeth Salander) – Sven-Bertil Taube (Henrik Vanger) – Peter Haber (Martin Vanger)

 

Tarte à la Tomate 4 novembre 2009

Filed under: Recettes — lalydo @ 13:37
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Le dimanche soir, on ne peut pas dire que je sois bien courageuse pour me mettre derrière mes fourneaux. C’est pourquoi plus c’est simple, mieux c’est! Et si en plus c’est bon…. Que demander de plus?

Je suis abonnée à la news-letter de CuisineAZ et de iSaveurs. Ces 2 sites envoient tous les jours des recettes de tous styles, pour tous budgets, pour tous les goûts et avec des niveaux de difficulté variables.

La recette qui suit est trouvable ici. Pour ma part je l’ai modifié, car dans la recette de base, il y a de la fêta et je ne suis pas fan.

Tarte à la tomate

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– 1 pâte brisée

– de la moutarde

– 4 tomates

– 250g de Mozarella

– sel, poivre

– huile d’olive

– basilic

Étaler la pâte dans le plat et piquer le fond avec une fourchette. La badigeonner de moutarde. Préchauffer le four à 210°C (Th 6/7).

Couper les tomates en rondelles, les saler et les laisser égoutter.

Couper la mozarella en tranches.

Disposer sur le fond de tarte, les tomates puis la mozarella. Ajouter sur le dessus du basilic, poivrer et arroser d’un filet d’huile d’olive.

Mettre au four 30 min. Servir tiède.

C’est super simple et en plus c’est délicieux! Bon appétit!

 

Cuba 3 novembre 2009

Filed under: Cadeaux — lalydo @ 09:50
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Ça y est les patrons sont rentrés depuis une semaine!!!! Pffffiouuuu, c’était long 3 semaines seule au magasin!

Ils sont donc allés à Cuba pour la troisième fois et sont revenus les bras chargés de cadeaux pour bibi… C’est trop gentil, je n’ai rien fait pour mériter tout ça… (mis à part que je n’ai pas fait sauter le magasin mais doit-on me faire des cadeaux pour me féliciter???)

Voici toutes ces petites merveilles :

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Un appareil photo réalisé dans une canette de bière, qui dévoile un charmant bonhomme quand on fait une photo : j’adore, ça me fait mourir de rire à chaque fois que je « prend une photo »!

P1000966Des colliers et un bracelet en graines, super légers à porter et surtout très très jolis! Moi qui adore tout ce qui est naturel en bijoux, je suis servie!

P1000973Du chocolat tout droit sorti d’une chocolaterie locale, qu’ils n’avaient jamais vu fonctionner jusque là. Le pays est un gros producteur de cacao et ils fabriquent leur propre chocolat, qui n’a rien a voir avec ce que l’on connait en France,  il est plus amer mais passée la surprise de la première bouchée, c’est un vrai délice!

P1000972Et bien entendu des cigares! Un pour mon Papa pour son anniversaire et l’autre pour mon Cher et Tendre!

Encore un grand MERCI à Sophie et Michel, vous m’avez bien gatée!!!

 

MicMacs à Tire-Larigot 2 novembre 2009

Filed under: Cinéma — lalydo @ 15:06
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Ça y est! Nous sommes allés voir le dernier Jean-Pierre Jeunet!!! Et c’était GÉNIAL!!!

MicMacs à Tire-Larigot

Il y a 30 ans, Bazil a perdu son père, tué par une mine dans le désert marocain. Aujourd’hui, il vit avec une balle perdue dans le cerveau qui risque de lui coûter la vie à tous moments. A sa sortie de l’hôpital, il perd son logement et son travail. Dans la rue, il rencontre Placard et tous ses comparses, Calculette, Remington, Fracasse, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Ils vivent dans une drôle de caverne peuplés d’objets les plus insolites et chacun avec son talent, trie et recycle les objets trouvés dans les rues de Paris. Un jour, il passe devant les usines des deux fabricants d’armes, causes de tous ses malheurs et il décide de se venger avec l’aide de ses nouveaux amis.

Du pur Jeunet! On y retrouve tous les ingrédients qui sont la base d’un bon film de ce réalisateur (Alien, La Résurrection et Un long dimanche de fiançailles mis à part) : de la fantaisie, de l’imaginaire, de l’humour… une fois de plus on se retrouve dans un autre monde peuplé d’êtres atypiques, attachants et dotés de talents les plus extraordinaires les uns que les autres! Jeunet retrouve certains de ses comédiens fétiches, comme Dominique Pinon (présent dans tous ses films), le scénariste Guillaume Laurent, qui collabore avec lui depuis Le Fabuleux Destin D’Amélie Poulain et Aline Bonetto, la chef décoratrice qui a travaillé sur tous les films du réalisateur (sauf Alien 4), déjà présente lorsque ce dernier collaborait avec Marc Caro. Grâce à ses décors, à ses lumières, Jeunet nous emporte dans un monde tout droit sorti de son imaginaire, bien que l’on soit à Paris en 2009, et nous transporte dans un monde insolite, une ville qui n’existe pas mais qui est magique et que l’on rêverait de connaître. Comme dans Amélie Poulain, il revisite Paris et donne à voir une autre facette de la capitale, une ville qui existerait presque en parallèle. Une ville peuplée de personnages fantaisistes, pleins de malices dotés d’une vision de la vie optimiste et généreuse. Et c’est ça l’univers de Jeunet. On s’attache aux personnages, on rit, on s’émeut et on rêve.

Ce film est servi par des personnages vraiment les plus extraordinaires, pleins de ressources. Ils aident leur ami Bazil à se venger, c’est le combat des petits contre les grands, mais c’est fait avec bonhomie, inventivité et surtout sans méchanceté. On aimerait les rencontrer devenir amis avec ces drôles de personnages : Calculette qui calcule tout ce qu’elle voit, Remington qui ne parle qu’avec des expressions de la langue française, Fracasse l’homme canon qui tente de battre le record pour paraître de nouveau dans le Guinness des records, Tambouille qui a adopté tout ce petit monde et qui dirige la commnunauté, Petit Pierre qui crée des automates avec tout ce qui lui tombe sous la main, la Môme Caoutchouc une contorsionniste que l’on trouve dans les endroits plus improbables et enfin Placard un rescapé de la guillotine, qui a passé presque toute sa vie en prison. Les acteurs, Dany Boon en tête sont excellents, formidablement dirigés.

En voyant ce film on repense aux excellents Delicatessen, La cité des Enfants Perdus ou même encore Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Jeunet a un don magnifique, celui de créer des films qui nous font voyager dans un imaginaire fabuleux, sans âge.. On en redemande!!! Encore Monsieur Jeunet! Encore!

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Année de production : 2009

Pays de Production : France

Réalisateur : Jean Pierre Jeunet

Acteurs : Dany Boon (Bazil) – Jean-Pierre Marielle (Placard) – Omar Sy (Remington) – Julie Ferrier (La Môme Caoutchouc) – Yolande Moreau (Tambouille) – Domnique Pinon (Fracasse) – Michel Crémadès (Petit Pierre) – André Dussolier (De Fenouillet) – Marie-Julie Baup (Calculette) – Nicolas Marié (Marconi)